Le ministre Guikahué : "Je ne pense pas que le FPI ait signé l’accord sans parler de désarmement"
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Santé du PDCI
Le PDCI se porte bien, c'est un parti qui est dans l'opposition et qui joue son rôle de parti d'opposition. Depuis la dernière réunion du bureau politique de Mai 2005, il a décidé d'organiser une tournée générale du président du parti dans les bases. C'est ainsi que Dabou a été visité le 22 septembre dernier et dans quelques heures, le Président Bédié se rend à Koumassi. Donc le PDCI est un parti en mouvement actuellement, qui met les bouchées doubles et qui anime très bien cette période pré-électorale.
L'importance que le PDCI donne au meeting de ce samedi à Koumassi
Après une ville de l'intérieur du pays, nous attaquons la ville d'Abidjan. Donc après l'intérieur, nous attaquons le district d'Abidjan par la commune de Koumassi. Nous allons assister ce samedi à un déferlement de militants. Peut-on dire que Gbagbo a gagné la guerre quand on entend le porte-parole des Forces nouvelles Konaté Sidiki demander un nouveau gouvernement sans le PDCI ?
Gagner la guerre dans un pays c'est restaurer l'intégrité territoriale. Aujourd'hui, le pays est toujours divisé en deux. Donc Gbagbo n'a pas gagné la guerre même si il ne l'a pas perdue.
Le PDCI regrette t-il d'avoir pris une position de départ qui a cautionné les rebelles qui leur a donné un certain coffre et aujourd'hui se rebiffent contre le PDCI ?
Je dis non ! Le PDCI n'a aucun regret. Le PDCI n'a pas soutenu une personne, le PDCI a soutenu une conviction. C'est-à-dire nous, nous voulons la paix, le dialogue, la tolérance. Hier Konaté Sidiki n'était pas au gouvernement. Nous, nous sommes en train de lutter au PDCI-RDA. Comment fonctionne une vraie démocratie. Donc nous sommes en train de lutter et nous sommes sûrs de gagner les prochaines élections avec le Président Henri Konan Bédié. Le Président Bédié formera un gouvernement. Ce n'est pas parce que le gouvernement est formé que le PDCI disparaît. Le PDCI aura son bureau politique, le PDCI donnera une ligne directrice au gouvernement. Le gouvernement va appliquer la politique du PDCI. Mais de temps à autre, le PDCI doit faire une pause pour dire "où est-ce que nous allons ?" A l'allure où nous allons, est-ce que nous allons convaincre les Ivoiriens pour leur dire qu'ils ont bien fait de nous élire ? C'est cela un parti politique. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui le PDCI a des membres dans le gouvernement de Soro qu'on va se taire. J'ai lu ce matin dans une presse que le porte-parole de Soro dit que les audiences foraines qui devraient se terminer le 25 décembre 2007, vont prendre fin le 29 février 2008. Donc lui-même dit qu'ils sont en retard. Alors dire que quelqu'un est en retard c'est mal faire ? Le PDCI ne regrette rien. Le PDCI a décidé, le PDCI poursuit. C'est un peu ça le PDCI. C'est l'image que faisait le Président Houphouët entre la Côte d'Ivoire et l'apartheid en Afrique du sud. Usher Assouan, paix à son âme, disait "Houphouët-Boigny a eu tort d'avoir eu raison trop tôt. C'est cela le PDCI. Demain les gens se promèneront et ils reviendront sur la médiane que représente le PDCI pour dire que le PDCI avait raison. Sidiki nous démontre aujourd'hui que nous (le PDCI) n'étions pas les alliés des rebelles. Parce que si nous étions ensemble, il ne parlerait pas comme il le fait aujourd'hui. Le PDCI n'a aucun regret. Tout ce que dit Konaté Sidiki ne nous concerne absolument pas (…) Le PDCI est soucieux et veut que l'accord de Ouaga aboutisse. Souvent quand vous êtes dans un groupe, il vous arrive d'être contre celui qui vous critique. Or celui qui ne dit rien, prie secrètement pour que tu échoues et il se moque de toi. Donc aujourd'hui, celui qui critique doit être ton ami. Il faut te dire que si ton ami te critique c'est que ce qu'il dit est vrai. Parce que l'accord de Ouaga a été signé le 04 mars 2007, pour 10 mois donc jusqu'au 04 janvier 2008 cela fait 10 mois. La première action qui est les audiences foraines qui doit finir avant janvier, on dit désormais que c'est en février qu’elles vont finir. C'est-à-dire un mois après ce qu'eux-mêmes ont signé. En tout cas, moi, tous les matins, si cela ne me gène pas, je vais m'inquiéter. Et qu'on me laisse le droit de m'inquiéter, d'avoir des préoccupations parce que je ne sais pas de quoi demain sera fait (…) On vous dit souvent qu'il faut que le PDCI sorte du gouvernement. Mais ça c'est le conseil de ceux qui n'aiment pas la Côte d'Ivoire. Pouvez-vous vous mettre dans la tête un instant que la Côte d'Ivoire peut vivre si le PDCI dit nous, nous sortons du gouvernement ? Mais c'est une crise qui sera plus profonde. Le PDCI fait des sacrifices. Le Président Houphouët a formé plusieurs gouvernements, Bédié en a formé et puis bientôt on en formera encore parce que le PDCI gagnera les élections. Seulement nous ne voulons pas créer des problèmes à la Côte d'Ivoire. Sinon nous on peut sortir du gouvernement et ce n'est pas des ministres que nous n'avons pas. On en a plein. On a formé, on a gouverné pendant 40 ans. On a formé des gouvernements. Nous étions assis chez nous et on nous a dit, venez, on va gouverner ensemble. Le PDCI a dit OK. Comme il s'agit de la Côte d'Ivoire, nous venons. Mais si demain les gens disent qu'ils ne veulent plus du PDCI au gouvernement vraiment le PDCI ne va pas maigrir du tout. Cette affaire de sortir du gouvernement n'apporte rien. C'est parce que le PDCI aime la Côte d'Ivoire qu'il s'accommode des choses. Voici un ministre des Infrastructures qui ne commande même pas le directeur du port. Mais il est mal à l'aise. Quand il veut partir, on lui dit non si tu pars, tu créeras une autre crise. On ne dit pas à la légère sortez, sortez. Si le PDCI n'aime pas la Côte d'Ivoire, il sortira du gouvernement et vous verrez ce qui va se passer, la crise sera plus profonde. Donc il faut éviter de mélanger tout le monde. Si les rebelles veulent remanier le gouvernement, ils viendront nous consulter comme ils l'ont fait avant que nous n'entrions dans le gouvernement actuel. Le PDCI étant membre du gouvernement actuel n'est-il pas co-responsable de la mauvaise gouvernance actuelle ? L'affaire des déchets toxiques, les 100 milliards de la filière café-cacao… Le PDCI-RDA est un parti de réaction. Nous sommes dans une atmosphère où ne sommes pas les maîtres du jeu. Vous savez très bien qu'il y a eu la guerre en Côte d'Ivoire, et les deux belligérants se sont rencontrés à Ouagadougou. On leur demande de démanteler leurs milices, de désarmer leurs combattants, de redéployer l'administration, de faire des listes électorales. Tout ce que je viens d'égrener pour aller à la paix, ces ministères ne sont pas tenus par le PDCI. C'est le camp présidentiel et les Forces nouvelles qui ont partagé les ministères qui sont en rapport direct avec Ouaga. Deuxièmement, quand vous parlez de détournement, de déchets toxiques, de café-cacao… Vous savez très bien que nos ministres ne sont pas ceux qui gèrent. Le ministre des Infrastructures qui est PDCI n'a aucune emprise sur le directeur général du port qui est directement géré par le Président de la République. Donc là nous allons faire de la démarcation. Le PDCI ne se sent pas concerné par les déchets toxiques, le PDCI ne se sent pas concerné par l'achat fictif de l'usine aux Etats-Unis. En tout cas, nous ferons en sorte que le moment venu, nous puissions dire ce que nous, nous avons fait. Donc on ne peut pas dire que parce que nous sommes dans le même gouvernement donc nous sommes responsables. C'est un gouvernement de transition, un gouvernement d'ouverture. Mais dans la gestion, il y a des gens qui ont certains secteurs en main (…). Même au temps du Premier ministre Seydou Diarra, on a toujours parlé de dysfonctionnement du gouvernement. Ce ne sont pas des rumeurs, ce sont des faits avérés. Les déchets toxiques sont entrés en Côte d'Ivoire par le biais de qui ? Par la présidence de la République et non par le gouvernement. Le Premier ministre a suspendu le directeur général du Port. Le Président Gbagbo l'a rétabli dans ses fonctions. Où est donc la responsabilité du gouvernement ? Le gouvernement a commis un magistrat Mme Fatou qui a fait l'enquête et a fait mention de la responsabilité de Amondji et de Gossio entre autres. Banny a suspendu les deux responsables. Il a confié le dossier à la justice. Le Président bloque le dossier et remet Gossio à son poste. Donc là, où est la responsabilité du gouvernement ? C'est une responsabilité présidentielle. Le café-cacao par exemple. Aujourd'hui on parle du détournement de 100 milliards de la filière. Est-ce le ministre de la Justice qui a saisi la justice ? Non ! C'est le Président lui-même qui a saisi le procureur de la République. Donc c'est un dossier personnel qu'il gère. Dans cette affaire est-ce que vous entendez Amadou Gon ministre de l'Agriculture ? Non ! Toutes ces structures, si vous lisez bien les décrets, elles sont rattachées directement à la présidence de la République. Donc c'est une affaire de FPI (…). Quand on va découvrir des machines de fabrication de faux dollars à proximité de la maison de Zirignon PCA de la SIR, pensez-vous que si c'était à proximité de la maison de Guikahué on n'allait pas accuser le PDCI ? Les déchets toxiques, cent milliards, faux dollars, il y en a plein. Le directeur de l'ENA, il est statutaire du ministère de la Fonction publique. Il vend les diplômes, tout le monde le sait. Je le dis, on fait la promotion de la médiocrité. Demain, on aura des préfets qui, quand on sera à la retraite, vont nous commander dans nos régions alors qu'ils étaient nuls (…) Le gouvernement ne fonctionne pas bien, il y a des pans entiers du gouvernement qui sont directement rattachés à la présidence donc la présidence doit assumer. Le PDCI est-il prêt à aller aux élections sans le désarmement ? Comment peut-on rendre une élection crédible avec les armes?
Les gens refusent qu'on dise les choses telles qu'elles sont. Ce n'est pas nous qui avons écrit l'accord de Ouagadougou. L'accord de Ouagadougou a été écrit par les délégations du clan présidentiel c'est-à-dire de Gbagbo et de Soro Guillaume c'est-à-dire les Forces nouvelles. Ils ont écrit noir sur blanc que l'accord de Ouagadougou durera 10 mois et s'attellera aux choses suivantes : démantèlement des milices, désarmement des combattants, redéploiement de l'administration, libre circulation, refonte de l'armée, liste électorale et organisation d'élections libres, transparentes, crédibles, et ouvertes à tous. Cela veut dire que l'organisation des élections est la dernière action de l'accord de Ouagadougou. Donc si on suit ce qui est écrit dans cet accord, on ne peut pas aller aux élections avec les hommes en armes. Si les gens n'ont pas désarmé et qu'on dit : " on va aux élections " c'est que Ouagadougou a échoué. Ça c'est clair. Parce qu'il est écrit la dedans qu'avant d'aller aux élections on aura désarmé les milices, on aura désarmé les combattants, on aura redéployé l'administration, on aura refondu l'armée, on aura fait des listes électorales, on aura assuré la libre circulation pour que chacun parte battre campagne où il veut et quand il veut. Parce que quand la période de campagne est arrivée, on bat campagne jusqu'à 4h du matin. Alors si moi, je ne peux pas rencontrer mes militants à Sinématiali à 2 heures du matin alors que je suis à Korhogo, on n'est plus en campagne. Donc si les gens n'ont pas désarmé et qu'il n'y a pas de libre circulation, cela veut dire que l'accord de Ouaga n'a pas atteint ses objectifs. On nous a dit que quand on ira aux élections, il n'y aura plus de personne armée. C'est pour cela que nous avons soutenu l'accord de Ouaga. On a soutenu l'accord parce que le chronogramme était bien établi. Quand tu dis que tu vas à tel endroit et que tu n'y arrives c'est que tu as échoué. Je ne pense pas que les Forces nouvelles puissent aller aux élections sans le désarmement. Cela ne se dit pas parce que c'est évident. Je comprendrai mal que le Président Gbagbo dont le parti a fait du désarmement son leitmotiv. Je ne pense pas que le FPI ait signé l'accord sans parler de désarmement. Maintenant s'il l'a fait c'est que le FPI a trompé le peuple ivoirien.
Propos recueillis par
Jean Prisca sur abidjan.net
Transformation du cacao : Pourquoi l’usine de Fulton coince
La voie de l’agro-industrie semble s’avérer sans issue pour la Côte d’Ivoire. Tous ses efforts pour transformer ses matières premières agricoles sont voués à l’échec de sorte que quarante-sept ans après son accession à l’indépendance, le bail que le pays a conclu avec le pacte colonial a encore de beaux jours devant lui. De ce fait, le premier producteur mondial de cacao (1,3 million de tonnes) et le neuvième producteur mondial de café (environ 200.000 tonnes) reste encore une «colonie économique»: un réservoir de matières premières et un déversoir de produits finis; subissant les fluctuations des cours.
La Côte d’Ivoire n’a qu’une seule usine de transformation de café soluble construite à Abidjan, par Nestlé, il y a environ 45 ans dont le tonnage de produits transformés (environ 9.000 tonnes sur 350.000 tonnes de café soluble par an) ne représente que 2,5% de la production mondiale. Dans le cacao, cinq usiniers, Unicao, Micao, Cemoi, Saco et Chocodi appartenant tous à des multinationales (Cargill, ADM, Barry Callebaut), broient 300.000 tonnes de fèves, soit 25%, par an. L’objectif du gouvernement, pour sortir de cette logique de l’exportation des produits bruts ou semi transformés à faible valeur ajoutée, est de transformer la moitié de sa production de cacao, soit environ 600.000 tonnes, à l’horizon 2015.
La Côte d’Ivoire est fortement dépendante du binôme (café-cacao) qui constitue plus de 40% de ses richesses d’exportation. Ne transformant qu’une très faible quantité de cette production vitale à son économie, le pays vend à bas prix ces matières premières à des multinationales qui les transforment en Occident et encaissent ainsi d’énormes plus-values. Au demeurant, les baisses chroniques des cours des matières premières ont des conséquences d’autant plus dramatiques pour la Côte d’Ivoire que le pays sort d’une crise armée. Financièrement, le manque de devises limite les possibilités de relance de l’économie nationale et aggrave le problème de la dette. Economiquement, les fluctuations soudaines et brutales des cours du café vert et du cacao fixés par les bourses étrangères limitent les marges de manœuvre de l’Etat et des entreprises liées à ce secteur, pour établir leurs budgets et les respecter.
Dans l’objectif stratégique de transformation industrielle des matières premières pour les valoriser, Aimé-Henri Konan Bédié avait lancé la construction d’une chocolaterie à Qinke, au sud de la Chine. Ce projet, né de la coopération ivoiro-chinoise, est aujourd’hui gelé. Interrompu par le coup d’Etat de décembre 1999 après un investissement de cinq milliards de nos francs, il avait besoin d’un financement de l’ordre de 2,5 milliards de FCFA pour sa relance. Mais certaines machines achetées pour faire ce beurre de cacao ont été saisies et vendues en Suisse.
Dans cette même veine, Laurent Gbagbo a autorisé le Fonds de régulation du café et du cacao (FRC) à acquérir l’usine de Fulton, aux Etats-Unis. “J’étais vraiment chaud (au sens de déterminé) pour que les dirigeants du FRC achètent l’usine de Fulton. Je pense qu’ils n’ont pas mal fait en l’achetant”, s’est expliqué le Chef de l’Etat qui a poursuivi, le 17 octobre dernier, sur les antennes de la télévision ivoirienne première chaîne: “Le problème est très simple. Au niveau de l’exportation, les Etats ont toujours éprouvé des problèmes (pour pénétrer le marché américain). Regardez les Japonais. Ils ont toujours des problèmes pour exporter sur le marché américain les véhicules Toyota. Ils ont donc créé aux Etats-Unis une société de droit américain qui fabrique des Toyota selon les normes américaines. C’est cela l’idée de Fulton.”
Les observateurs sont unanimes. Le projet d’acquisition de cette usine du Comté d’Oswego (Comté de l’Etat de New York qui abrite la ville de Fulton) est une bonne affaire. Tout comme la Chine est le premier pays au monde pour sa population, les Etats-Unis sont les premiers producteurs et les premiers consommateurs au monde du chocolat et les premiers acheteurs du cacao de la Côte d’Ivoire.
En outre, spécialisée dans la production des matières premières pour les industries chocolatières, l’usine de Fulton a une capacité nominale de torréfaction de 50.000 tonnes de broyage de fèves par an. En 2000, Nestlé USA décide de se retirer du négoce des processus initiaux de torréfaction de la fève de cacao, c’est-à-dire du marché de gros de production du chocolat d’enrobage pour se concentrer sur ses usines de confiseries chocolatières dans un site géographique central des Etats-Unis. En 2003, la multinationale ferme l’usine bâtie sur une superficie de 9,3 ha (dans un domaine de 15,35 ha) qui employait entre 500 et 1.500 personnes selon les époques.
C’est une aubaine pour la Côte d’Ivoire; surtout qu’il y a collusion de deux intérêts. Les autorités politiques de New York ont flairé le danger. Pour amortir l’impact économique et social négatif sur la région, elles ont décidé de faire poursuivre la fabrication du chocolat et de ses dérivés dans cette usine. L’Etat de New York a ainsi consenti à offrir de nombreux avantages économiques et sociaux à tout repreneur. De son côté, l’Etat de Côte d’Ivoire, dans sa politique de gestion des risques, a voulu se lancer dans la transformation du cacao sur le premier marché mondial, pour essayer de prémunir les producteurs ivoiriens contre les baisses vertigineuses des cours et des recettes.
C’EST DONC UNE BELLE OPPORTUNITE. Le FRC a acquis l’usine de Fulton pour un montant de 17 millions de dollars (8,5 milliards de FCFA). Pour son exploitation, la société New York chocolate and confections compagny (NYCCC ou NY3C), de droit américain, est portée sur les fonts baptismaux, en octobre 2003. Les essais de production réalisés en 2005 ont été très concluants quant à la qualité de la production et son acceptation par le marché américain. La production test réalisée a été très appréciée par les professionnels et le grand public new-yorkais. L’usine est donc prête techniquement. Mais la production commerciale de chocolat n’a pas encore commencé. Faute de moyens pour faire face aux besoins d’investissement (arriérés d’exploitation et besoins d’exploitation) pour un coût global estimé en 2006, à 26.576.508 dollars, selon le rapport du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD).
Près de 20 milliards de FCFA ont déjà été engloutis dans cette opération avec des dépenses inutiles, comme les frais de fonctionnement qui s’élèvent à environ 200 millions de FCFA par mois. Partiellement démantelée à l’achat, il a fallu reconstituer l’usine pour la rendre fonctionnelle. Les travaux de rénovation et de mise en marche de l’usine, selon un rapport du BNETD, ont coûté 9,077 millions de dollars (4.538.500000 FCFA). Car, en apprenant que c’est le premier producteur mondial, par l’intermédiaire du FRC, qui est en lice pour reprendre l’usine, Nestlé USA a changé son fusil d’épaule. Pour décourager les velléités ivoiriennes, la multinationale a choisi de démanteler l’usine et de la vendre, non plus en bloc ou en l’état, mais en pièces détachées et à plusieurs acquéreurs.
A la vérité, tout est mis en œuvre pour que la Côte d’Ivoire ne sorte pas des sentiers battus. Les bailleurs de fonds jouent leur partition dans la déstructuration de la filière café-cacao, à l’instar du Cameroun. En Côte d’Ivoire, sous prétexte de combattre leur gestion jugée opaque, l’Union européenne a exercé des pressions pour obtenir la suppression des prélèvements effectués pour le compte du FRC et du FDPCC à l’effet de constituer des épargnes pour les paysans. En Asie, la Banque mondiale a incité des pays à augmenter leur production de café. Ainsi, le Viêt-nam est passé, en dix ans, de 80 mille à 800 mille tonnes (en 2001), entraînant un excédent record de café vert dans le monde et une baisse catastrophique des cours.
MAIS CE SONT LES TRADERS ET LES GRANDS CHOCOLATIERS qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de NYCCC sur le marché du chocolat aux couleurs ivoiriennes. Leurs intérêts colossaux sont en jeu. Ils redoutent tous que la Côte d’Ivoire, en accédant au marché américain de l’agro-alimentaire, ne finisse, à terme, par contrôler toute l’économie du cacao et être le seul maître du jeu. Car, en produisant et en transformant industriellement elle-même sa production, la Côte d’Ivoire va se libérer des cours mondiaux généralement dictés par les multinationales et les bourses étrangères, et imposer ses règles du jeu.
Et comme, selon les économistes, “le développement est un processus cumulatif. La réussite dans un domaine ouvre de nouvelles opportunités dans d’autres”, la Côte d’Ivoire représente, avec l’usine de Fulton, une sérieuse menace pour les multinationales. Par la spéculation, elle pourrait non seulement étendre ce genre de projets de transformation aux autres matières premières (café, noix de coco, anacarde, coton, etc.), mais aussi phagocyter plusieurs grandes sociétés. On le voit, Fulton, au-delà des querelles politiciennes à courte vue, est une guerre économique dont l’issue conditionne l’avenir du premier producteur mondial de cacao.
Option : Gouvernance
Le Chef de l’Etat a donné le pouvoir aux producteurs. A son corps défendant, il a été obligé d’interférer dans la gestion de la filière café-cacao. Si, officiellement, Laurent Gbagbo se garde de revenir à la case départ (mais l’aurait-il voulu qu’il n’aurait pu rien faire, placé que le pays est sous les fourches caudines des bailleurs de fonds), il est dépité face à la grande pagaille qui s’est emparée de la mamelle de l’économie ivoirienne. Il a ainsi saisi le procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau pour mener des enquêtes.
Le vrai et récurrent problème de la Côte d’Ivoire réside dans la gestion (toujours compromettante) des ressources publiques. Les Ivoiriens, de tous les bords politiques et de toutes les chapelles religieuses, n’ont pas encore rompu avec la vie de la cigale de la fable. Chantant tout l’été à la différence de la fourmi, ils dépensent sans compter; mangeant leur blé et celui de tout le monde en herbe. C’est pourquoi, au moment où le chômage des jeunes bat tous les records, certains d’entre eux, au lieu de réaliser des investissements rentables, ont préféré inventer les concepts improductifs de “prodada”, de “farot farot” et de “travaillement”. Pour gaspiller l’argent. Et sacrifier au m’as-tu vu.
La Côte d’Ivoire a contracté un mariage d’amour avec la mauvaise gouvernance. Au point que les poches de moralité, trahissant tous les espoirs placés en elle, donnent des signes évidents et flagrants d’essoufflement. “Griller les arachides” au sens de se livrer à des prévarications traverse tellement les époques et survit tellement aux régimes que la gabegie et les détournements de deniers publics sont devenus la seconde nature des Ivoiriens. Hier, le scandale mémorable des complexes sucriers a rendu l’économie nationale diabétique. Le miracle ivoirien a pris alors l’allure d’un mirage vertigineux avec la mise du pays sous ajustement structurel. Aujourd’hui, le scandale des chocolateries, consécutif à des légèretés et des dysfonctionnements inacceptables, expose les producteurs et le pays tout entier à un braquage. Résultat, ce pays aux énormes potentialités et “assis sur un matelas financier”, selon les mots du président de l’Assemblée nationale, voit sa richesse fondre comme beurre au soleil. Pendant que quelques individus roulent carrosse. Et se sucrent sur le dos de l’Etat.
Ferro M. Bally
International Visual Art Festival of Abidjan
International Visual Art Festival of Abidjan 2007
Workshops-exhibitions-performings-symposium-screening-installations
ART AND DEVELOPMENT
From the 22nd of November to the 9th of December 2007
I-PRESENTATION
1-Summary
From November the 22nd to December the 9th 2007 will take place the first edition of International Visual Art Festival of Abidjan. A multidisciplinary festival with paint, sculpture, photography, design, heritage, history of art and a symposium. VAA 2007 is a festival of international artistic reunions which unites creators from Europe, America, Asia and Africa around this topic: Art and development. VAA2007 is a strongly expected event by Ivorian creators, by professionals but also by art lovers. It is the first wide-ranging event dedicated to visual arts in Côte d’Ivoire since the start of the crisis. Our ambition is to put together the ideas and initiatives which go beyond our own entities and questions relevant to origins so as to give rise new creations.
2- The goals
VAA 2007 aims:
- At promoting and broadcasting the works of artists by confronting their styles, their eras and their groups.
- At repositioning Côte d’Ivoire in the international plastics art arena.
- At contributing to the emergence of local skills.
- At giving the opportunity to the public to discover or rediscover current creations in the field of visual arts.
3-The promoters
-AIPAV or the Ivorian Association of Visual Art Professionals presided over by the writer and painter Jacobleu - Knight of the Order of Culture.
-The FARAGA Association, Paris (France), the President and artistic Manager of which is Mr. Celestin Koffi Yao.
-The Charles DONWAHI Foundation for Contemporary Art presided over by Illa Donwahi, a collector.
-The LE LAB Contemporary Art gallery of Thierry Fieux in Abidjan.
II-VAA 2007 ACTIVITIES
The activities are based mainly on workshops, on exhibitions, on a symposium, a screening, sightseeing wonderful places and evening performing.
1-The workshops of creation
The workshops are intended to initiate team works among so that they can work together, discover each other, train themselves and achieve works in a spirit of family and friendliness. Other people who want to initiate themselves to a precise technique in plastic arts or know about its way of functioning can be invited to this activity at their request.
2-Exhibitions
They are mainly dedicated to the works of official selected artists partaking in the International Visual Arts Festival of Abidjan in appropriate rooms. Nevertheless, an off-participation is offered to the other artists who are not of the official selection.
Paintings, engravings, sculpture, photographie, design items, films and any creation that can be publicly presented will be part of the works to exhibit during VAA2007.
Unlike the conventional exhibition, some artists, selected in the frame of this project can perform or make installations so as to get a particular relationship.
3- Performings and shows
Performing and shows are intended to bring together cultural agents like artists, journalists, promoters and art lovers. A film on a given artist or on a peculiar artistic process can be the object of the exchanges.
4-The symposium
Its principal goal is to communicate with and bring together professionals, students and other art lovers around questions linked to current and contemporary art.
The opportunities offered by visual arts in human, socio-cultural, economical and political development will be in the center of the debates. A scientific committee will report the event and reflect on key philosophical issues during the show.
5- Sightseeing scenic places
This activity is very free and open to everyone. It’s intended to discover what the other has been doing in the field of arts and tie useful relationships. One key priority of this activity will be the promotion of Ivorian scenic destinations.
III-VAA 2007 AGENDA
The festival occurs over three weeks at the Charles DONWAHI Foundation for Contemporary Art (CDFCA) and at the LE LAB Gallery of Contemporary Art as well as at all the other art galleries in Abidjan and at several artistic and cultural sites of Côte d’Ivoire.
1-Dates to remember
- From the 18th to the 22nd of November 2007: Hanging and installations of paintworks in galleries.
- Thursday the 22nd of November at 18:30, CDFCA*: Vernissage of the In-exhibition in paintings, sculptures, photographie, design and digital arts of international and national artists.
- Friday the 23rd of November2007 at 18:30, LELAB Gallery: Vernissage of the exhibition of the new pictorial writing by Stenka.
- Saturday the 24th of November at 11:00 am, Santa Maria gallery: Vernissgae of an Off-exhibition of paintings, sculptures, design, pictures of artists to encourage.
- From Sunday the 25th of November to Saturday the 08th of December 2007: Exhibitions, symposium, workshops and encounters at CDFCA.
2- In shows venues:
- The Charles DONWAHI Foundation for Contemporary Art(CDFCA)
II Plateaux, boulevard Latrille, at the hands of the Catholic Church Saint Jacques
- The LELAB Contemporary Art gallery
II Plateaux Vallons, Rue des Jardins, not far from Bus Line 35 Terminus.
3- Off-shows venues:
- Santa Maria gallery, II Plateaux, boulevard Latrille, at the hands of “Mosque d’Aghien’’
- Le LAC BLEU (II Plateaux, Rue des Jardins) and several artistic sites in Abidjan.
IV- THE PARTICIPANTS
1-The selected artists
USA: Keja Kramer, computer art (lecturer). Venezuela: Mundaray Ismael, paint. Japan: Toshinari Sato, digital art (exhibitor and lecturer). China: Lilinjao, photography. France: Eliane Chiron, computer art (lecturer). Lisa Mathieu, paint. Romuald Parshard, digital art. Jerome Havre, photography. Germany: Petra Warras, photography. Switzerland: Martina Gmür, digital art; Bessie Nager, light box photography. Senegal: Djadji Diop, sculpture- installation. Diagne Chanel, installation. Morocco: Brahim Bachiri, computer art (exhibitor and lecturer). Algeria: Simo Gomih, installation (exhibitor and lecturer). Cameroon: Alioum Moussa, installation Togo: Nkrumah Lawson Daku, photography. Diaspora Côte d’Ivoire: Kra N’Guessan, paint. Ernst Dükü, installation. Koffi-Yao, paint (exhibitor and lecturer). François-Xavier Gbré, photography. Homeland Côte d’Ivoire: Michèle Tadjo, sculpture. Bruno De Medeiros, photography. Franck Fanny, photography. Watt Kang, paint. Vincent Mban Deve, paint. Issa Watt, sculpture. Jacobleu, paint-installation. Pachard, paint-installation. Heinen, paint. Tamsir Dia, paint. Stenka, paint. Dimao, paint. Tanoh Martial, sculpture-installation. G.Nea, sculpture-installation. Ceko Nickassson, paint. Boua, paint. Soro Pehouet, paint. Elvis Donkor, sculpture. Eric Agnero, photography. Golly, sculpture. Moulo, paint. Patrick Boireau, photography. Ahonzo T., paint. Yapi Roger, paint. Yak, sculpture. Guest artist: Saïd Dicko, photography.
2-Lecturers
Arts in Côte d’Ivoire: historical outline of movements, trends and associations.
Mss Guirandou N’Diaye: Art Historian and gallery owner (Côte d’Ivoire).
Dr Agui Auguste Bailly: Dean of the Art and Communication Department, University of Cocody (Côte d’Ivoire).
Mr. Stenka Jacques Samir: Painter (Côte d’Ivoire).
Mimi Errol: Journalist and art critic (Côte d’Ivoire).
Art and New Medias
Mss Eliane Chiron: Plastics Technician, “Aggregation’’ holder in Plastic Art, Dr in Social Sciences, Teacher at University de Paris 1 Sorbonne, Responsible of DEA in Plastics Art at Université de Paris 1 Sorbonne, Teacher at Université de Paris 1 Sorbonne, Knight of the Palmes Académiques(France)
Ms Kreja Kramer: filmographer, video maker (USA).
Mr. Franck Petitta: CEO of the European Higher School of Entertainment, Orly (France).
M. Toshinari Sato: Painter, photographer and designer (Japan).
The Market of Art
Master Sylvain Sankale: President of the scientific Committee of Dak’art 2000(Senegal).
Mr. Thierry Fieux: Collector, General Commissioner of VAA2007 (Côte d’Ivoire).
Mr. Thierry Dia: Cultural promoter, Executive Manager of Houkami Guyzagn (Côte d’Ivoire).
Art and Peace
Mr. Manthia Diawara: Head of the Department of African Studies at the African and Afro-American Institute, New York University (USA).
Mr. Alain Richard Donwahi: Special Advisor of the Prime Minister, Executive Manager of the Defence and Security Cell (Côte d’Ivoire).
Diagne Chanel: Plastics Technician and photographer (France-Senegal).
Mr. Simoh Gomi: Plastics Technician and cultural mediator (Algeria).
Mr. Eric Agnero: Journalist reporter at VOA (Côte d’Ivoire).
Artistic initiatives and development
Mss Félix Brunau : President and Founder of Cité Internationale des Arts de Paris (France).
Mss Illa Donwahi: Deputy General Commissioner, President of CDFCA.
Mr. Ibrahim Diaby: Critic, journalist and sociologist (Côte d’Ivoire).
Which state policy to increase artists’ image and that of their creations in Côte d’Ivoire?
Mr. Voho Sahi: Philosophy Teacher ,University of Cocody (Côte d’Ivoire), Special Advisor of the President of Republic in charge of Culture (Côte d’Ivoire).
The Minister of Culture and French-speaking communities (Côte d’Ivoire).
Mss Sylvie Kassy: Museum curator, Managing Director of the Civilization Museum of Côte d’Ivoire.
Mr. Henri N’Koumo: art critic, Managing Director of the Art Museum of Cocody (Côte d’Ivoire).
Which integration policy in international network for artists from Diaspora?
Mr. Amos Fergombé: Performing Arts Teacher at Artois University (France).
Mr. Celestin Koffi-Yao: Painter and Dr in Sciences of Art (Côte d’Ivoire).
Mr. Benjamin Brou: Plastics Technician, Dr in Sciences of Art (France).
Foreign Guests
Julie Ann Huntington: cultural agent,
African Civilization Teacher at the University of Clemson (USA).
Serge Guy Aphanou: Cultural agent (Burkina Faso).
V- VAA 2007 ORGANIZATION COMMITTEE
1- The symposium scientific committee
Honorary President: Mss Félix Brunau.
President and Founder of Cité Internationale des Arts de Paris (France).
President: Mr. Alphonse Voho Sahi, Philosophy Teacher, University of Cocody,
Special Advisor of the President of the Republic in charge of Culture (Côte d’Ivoire).
Members: Mss Guirandou NDIAYE, Art Historian and gallery owner (Côte d’Ivoire).
Master Sylvain Sankale, Lawyer, President of the Scientific Committee of Dak’art 2000(Senegal).
Mr. Ibrahim Diaby, Critic, journalist and sociologist (Côte d’Ivoire).
Reporter: Mr. Celestin Koffi Yao, Plastics technician and Dr in science of Arts (Côte d’Ivoire).
Moderator: Mr. Henri N’koumo, Art critic, Managing Director of the Art Museum of Cocody, journalist (Côte d’Ivoire). Mimi Errol, Journalist (Côte d’Ivoire).
Program coordinator: Valerie Soman, communicator (Côte d’Ivoire).
Festival International des Arts Visuels d'Abidjan 2007
I- PRESENTATION DU FESTIVAL
1- Résumé
Du 22 novembre au 9 décembre se tient AVA 2007, première édition du Festival International des Arts Visuels d’Abidjan. Un festival pluridisciplinaire avec la peinture, la sculpture, la photographie, le design, la vidéo, le patrimoine, l’ histoire de l’art et un colloque. AVA 2007 est un festival des retrouvailles artistiques internationales qui réunit des créateurs d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique autour du thème : Art et développement. AVA 2007 est un événement très attendu par les créateurs ivoiriens, les professionnels et amateurs d’art.
AVA 2007 est le premier événement d’envergure dédié aux arts visuels en Côte d’Ivoire depuis le début la crise.
L’ambition est de mettre ensemble les idées et les initiatives qui dépassent nos entités propres et les questions relatives aux origines pour susciter et créer du neuf.
2-Les objectifs
AVA 2007 (Festival International des Arts Visuels d’Abidjan) veut :
- Promouvoir et diffuser les œuvres des artistes en confrontant les styles, les époques et les groupes.
- Repositionner la Côte d’Ivoire sur l’échiquier artistique plastique international.
- Contribuer à l’émergence de talents locaux.
- Donner l’opportunité au public de découvrir ou de redécouvrir des créations actuelles dans le domaine des arts visuels.
3-Les promoteurs
L’Association Ivoirienne des Professionnels des Arts Visuels (AIPAV), présidée par le peintre écrivain Jacobleu, Chevalier dans l’Ordre du Mérite Culturel.
L’Association Faraga de Paris (France) dont le Président - Directeur artistique est Célestin Koffi-Yao.
La Fondation Charles DONWAHI pour l’Art Contemporain présidée par Illa DONWAHI, collectionneuse et la galerie d’art contemporain LE LAB de Thierry FIEUX à Abidjan.
II- LES ACTIVITES de AVA 2007
Les activités s’articulent principalement autour des ateliers de création, des expositions, d’un colloque, la projection de film, la visite de lieux touristiques et des soirées performances.
1-Les Ateliers de création
Les ateliers sont des moments de regroupement des artistes afin de travailler ensemble, se découvrir, se former et réaliser des œuvres dans un esprit de famille et de convivialité. D’autres personnes ou des artistes désireux de s’initier à une technique précise des arts plastiques ou d’en connaître le fonctionnement peuvent être conviés à cette activité s’ils le demandent.
2- Les Expositions
Elles se font essentiellement avec les oeuvres des artistes du Festival International des Arts Visuels d’Abidjan AVA 2007 dans des salles appropriées à la circonstance. Néanmoins, une participation off est offerte aux autres artistes qui ne font pas partie de la sélection officielle. Les oeuvres à exposer sont des tableaux de peintures, des gravures, des sculptures, des photographies, des objets design, des films et toute création qui peut être présentée publiquement. Contrairement à l’exposition conventionnelle, certains artistes sélectionnés dans le cadre du projet peuvent faire des performances ou des installations dans le but d’avoir un rapport étroit.
3- Les Performances et spectacles
Ce sont des moments de retrouvaille entre les agents de la culture : artistes, journalistes, promoteurs et amateurs d’art. Un film sur un artiste ou sur une démarche artistique singulière peut être l’objet des échanges.
4- Le Colloque
Il a pour but de rassembler et de communiquer avec les professionnels, les étudiants et les amateurs d’art sur des questions liées à l’art contemporain et actuel.
Les débats s’intéressent aussi aux possibilités qu’offrent les arts visuels dans le développement humain, socioculturel, économique et politique. Un Comité scientifique est chargé d'écrire sur l'évènement et de réfléchir sur les sujets d'intérêt philosophique de la manifestation.
5-La visite de lieux touristiques
Cette activité très libre et ouverte permet d’aller à la découverte de ce que font les autres dans le domaine des arts et de nouer des contacts utiles avec la société civile. L’intention de promouvoir et de vendre les destinations touristiques ivoiriennes reste aussi une priorité dans la conduite des visites.
III- LE CALENDRIER DE AVA 2007
Le festival se déroule sur trois semaines à la Fondation Charles DONWAHI pour l'Art Contemporain, la galerie LE LAB, dans toutes les autres galeries d’art d’Abidjan et sur plusieurs sites artistiques et culturels de Côte d’Ivoire.
1- Dates à retenir
- Du 18 au 22 novembre 2007: Accrochage et installation des œuvres dans les galeries.
- Jeudi 22 novembre à 18 heures 30 : Fondation Charles DONWAHI pour l' Art Contemporain, cérémonie d’ouverture. Vernissage de l’exposition IN en peintures, sculptures, photographies, design et arts numériques d’artistes internationaux et nationaux.
- Vendredi 23 novembre à 18 heures 30 : Galerie LE LAB, vernissage de l’exposition de la nouvelle écriture picturale de Stenka.
- Samedi 24 novembre à 11 heures: Galerie Santa Maria, vernissage d'une exposition OFF de peintures, sculptures, design, photo des artistes à encourager.
- Du dimanche 25 novembre au samedi 8 décembre : Expositions, colloque, ateliers et rencontres à la Fondation Charles DONWAHI pour l’Art Contemporain.
2- Les lieux des manifestations IN
- La Fondation Charles DONWAHI pour l'Art Contemporain (FCD)
II Plateaux, boulevard Latrille, face à l’Eglise catholique Saint Jacques.
- La galerie d’art contemporain LE LAB
II Plateaux Vallons, rue des jardins, non loin du terminus du bus 35, près de G4 Securicor.
3- Les lieux des manifestations OFF
- La galerie Santa Maria, II Plateaux, boulevard Latrille, face à la mosquée d’Aghien.
- La galerie Le LAC BLEU (II Plateaux, rue des jardins) et plusieurs sites artistiques d’Abidjan.
CONTACT: info@ava.ci
Secrétariat Général AVA 2007
Galerie LE LAB, Abidjan II Plateaux Vallons, rue des jardins
00225 22522163 jacobleu@yahoo.fr 12 BP 1688 Abidjan 12 (Côte d’Ivoire)
IV- LES PARTICIPANTS
1- Les artistes sélectionnés
USA : Keja Kramer, art vidéo (conférencière). Venezuela : Mundaray Ismael, peinture. Japon : Toshinari Sato, art numérique (exposant et conférencier). Chine : Lilinjao, photographie. France : Eliane Chiron, art vidéo (conférencière), Lisa Mathieu, peinture. Romuald Parshad, art numérique. Jérôme Havre, photographie. Allemagne : Petra Warrass, photographie. Suisse : Martina Gmür, art numérique. Bessie Nager, photographie light box. Sénégal : Djadji Diop, sculpture. Diagne Chanel, installation. Maroc : Brahim Bachiri, art vidéo (exposant et conférencier). Algérie : Simo Gomih, installation (exposant et conférencier). Cameroun : Alioum Moussa, installation. Togo : N’Krumah Lawson Daku, photographie. Côte d’Ivoire diaspora : Ernest Dükü, installation. Koffi-Yao, peinture (exposant et conférencier). François-Xavier Gbré, photographie. Côte d’Ivoire locaux: Hommage à Michèle Tadjo, sculpture. Bruno De Medeiros, photographie. Franck Fanny, photographie. Watt Kang, peinture. Vincent Mban Deve, peinture. Issa Watt, sculpture. Jacobleu, peinture-installation. Pachard, peinture-installation. Heinen, peinture. Tamsir Dia, peinture. Stenka, peinture. Dimao, peinture. Tanoh Martial, sculpture-installation. G. Nea, sculpture-installation. Ceko Nihckasson, peinture. Boua, peinture. Soro Pehouet, peinture. Elvis Donkor, sculpture. Eric Agnero, photographie. Patrick Boireau, photographie. Ahonzo T. peinture. Golly, peinture. Yapi Roger, peinture. Yak, sculpture. Artiste invité : Saïd Dicko, photographie.
2- Les conférenciers
Les Arts en Côte d’Ivoire : aperçu historique des mouvements, tendances et associations.
Mme Guirandou N’DIAYE, galeriste et historienne de l’Art (Côte d’Ivoire).
Dr AGUI Auguste BAILLY, Doyen de l’UFR Art et Communication de l’Université de Cocody (Côte d’Ivoire).
M. STENKA Jacques Samir, peintre (Côte d’Ivoire).
M. Mimi Errol, journaliste et critique d’art (Côte d’Ivoire).
Art et nouveaux médias
Mme Eliane CHIRON, artiste plasticienne, agrégée d’art plastique, docteur d’Etat ès Lettres et sciences humaines, professeur des Universités Paris 1 Sorbonne, responsable du DEA d’Arts Plastiques à Paris 1 Sorbonne, Chevalier des Palmes académiques (France).
Mlle Keja KRAMER, filmographe, vidéaste (Etats-Unis d’Amérique).
M. Franck PETITTA, directeur général de l’ Ecole Européenne Supérieure d’animation d’Orly (France).
M. Toshinari SATO, peintre, photographe et designer (Japon).
Le marché de l’art
Me Sylvain SANKALE, Président du Conseil scientifique de Dak’art 2000 (Sénégal).
M. Thierry FIEUX, collectionneur, Commissaire Général d’AVA 2007 (Côte d’Ivoire).
M. Thierry DIA, promoteur culturel, directeur de l’Agence Houkami Guyzagn (Côte d’Ivoire).
Art et paix
M. Manthia DIAWARA, directeur du Département des études africaines et de l’Institut des affaires africaines et afro américaines à l’Université de New York (Etats-Unis d’Amérique).
Mme DIAGNE Chanel, artiste plasticienne et photographe (France-Sénégal).
Simoh GOMI, artiste plasticien et médiateur culturel (Algérie).
Eric AGNERO, journaliste reporter à VOA (Voice of America), Côte d’Ivoire.
Alain-Richard DONWAHI, Conseiller Spécial du Premier Ministre, Responsable de la Cellule Défense et Sécurité (Côte d’Ivoire).
Les initiatives artistiques et le développement
Mme Félix BRUNAU, Présidente Fondatrice de la Cité Internationale des Arts de Paris (France).
Mme Illa DONWAHI, Commissaire Général adjoint d’AVA 2007, Présidente de la Fondation Charles DONWAHI pour l’Art Contemporain (Côte d’Ivoire).
M. Ibrahima DIABY, critique, journaliste et sociologue (Côte d’Ivoire).
Quelle politique étatique de valorisation des artistes et de leurs créations en Côte d’Ivoire ?
M. VOHO SAHI, professeur de philosophie à l’Université de Cocody.
Conseiller Spécial du Président de la République chargé de la Culture (Côte d’Ivoire).
Le Ministre de la Culture et de la Francophonie (Côte d’Ivoire).
Mme Sylvie KASSY, conservateur de musée, directrice du Musée des civilisations (Côte d’Ivoire).
M. Henri N’KOUMO, critique d’art, directeur du Musée d’art de Cocody (Côte d’Ivoire).
Les artistes de la diaspora, quelle intégration dans les circuits internationaux ?
M. Amos FERGOMBE, professeur des arts du spectacle à l’Université d’Artois (France).
M. Célestin KOFFI-YAO, peintre et docteur en Science de l’Art (Suisse - Côte d’Ivoire).
M. Benjamin BROU, artiste plasticien, docteur en sciences de l’Art (France).
Professeur des civilisations africaines, Université de Clemson (Etats-Unis d’Amérique).
Serge Guy APHANOU, agent culturel (Burkina Faso)
Notes
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