06/4/2005 Nicht fertig werden (Claudia R.)



Die Herzschlaege nicht zaehlen
Delphine tanzen lassen
Länder aufstöbern
Aus Worten Welten rufen
Horchen was Bach
Zu sagen hat
Tolstoi bewundern
Sich freuen
Trauern
Hoeher leben
Tiefer leben
Noch und noch


Rose Auslaender


05/4/2005 Jean Paul II a tiré sa révérence.



Adieu au Pape Jean paul II qui est allé à trois reprises chez moi en Côte d'Ivoire. Je connais mal l'église catholique personnellement mais je tiens à rendre hommage à travers cette image que j'aime beaucoup à ce pape qui a marqué le monde entier par sa resistence incroyable face au grand rideau noir. Chapeau !

04/4/2005 ABIDJAN





Ce fut notre seul grand voyage,
Heureux, la tête dans les nuages.
Nous venions de quitter Paris,
Direction "Abidjan City."

Nous allions dans un cabaret,
Faire rire Ivoiriens et Français,
Pour joli nom le Nid d'abeilles.
Souviens-toi du froid de la veille,

Et de cette chaleur écrasante,
Quand de l'avion notre descente,
Nous remplit d'odeurs, de senteurs,
A faire battre aujourd'hui mon cœur,

Lorsque dans ces bons souvenirs,
Je veux encore que tu respires.
Nous étions deux imitateurs,
Soudés d'un amour frères et sœurs,

Un sentiment plus fort encore,
Consolidé par un trésor,
Celui d'être partenaires de scène,
Partageant les joies et les peines.

Bonheur sur les planches chaque soir,
Deux petits blancs aimés des noirs,
Notre humour vivait sans frontière,
Passant à la télé, si fiers

De partager notre culture,
Face à un public simple et pur,
Egratignant Houphouët Boigny
En direct, tu te l'es permis.

Yvan, tu n'avais peur de rien,
Comme du voyage qui fut le tien,
Après tant d'années de combats,
La Côte d'Ivoire était Sida.

Mai mil neuf cent quatre vingt neuf,
Un très grand oiseau couleur d'œuf,
A Paris nous a déposés,
Tour Eiffel, lagune et palmiers.

Au mois de janvier deux mille un,
Fin de parcours, comme pour chacun,
Ce fut ton dernier grand voyage
La tête dans les nuages.



Olivier Escavi Daranc
A mon meilleur ami et partenaire de scène, Yvan Dauphin.

Ecrit le vendredi 13 décembre 2002




03/4/2005 Sans issue



Heureux celui qui te regarde.
Mais plus heureux encore,
Celui sur qui tu poses les yeux.

Prends moi par la main
Et laisses toi conduire,
Vers ce monde qu’on appelle demain.

Chaque petit battement de mon cœur,
Résonne à ta porte
Et se fait l’échos de mon chagrin.

Je ne demande qu’à t’aimer.
Ma peine est si grande,
Et mes jambes peinent à me porter.


Il pleut des cordes cette nuit.
A genou sous ta fenêtre dans la rue,
Je finirai sûrement pendu.

N. Maki

03/4/2005 Invitation au voyage



Descendons ensemble toi et moi les rues
Immenses de la ville des milles lumières
Qui brille et illumine le cœur des amoureux
L’âme brûlant des tourtereaux, ces oiseaux
Dont les ailes flambent fort aux rythmes
De l’amour, des fortes passions de l’avenir
Je t’invite chez moi, sais-tu où, pour te montrer
Les jardins et les fleurs du printemps
Pendant que nous sommes encore jeunes
Je veux te faire partager les joies des jeunes
De ce pays les soirs quand on s’oublie un peu
Les vendredi et les samedis quand les rues
Chantent et dansent les passants du jour
Le dimanche de mon pays avec ses soleils,
Il caresse ta peau dans le jardin de repos
Il chasse l’ombre dans ses dernier recoins
Et toi tu es là, tu es là-bas tu ne sais pas
Tu attends des assurances et des preuves
Mais les assurances et les preuves ne sont
Pas des choses qu’on donne à la légère
Il faut rechercher et tester les choses
Il faut prendre des risques, quand on aime
Faut pas se cacher derrière des arguments
Bizarres et fausses pour dire et dire bêtises.
Reviens, je ne cesserai de t’espérer et croire
Que les Amériques ne te retiendront plus
quand je t’y ai laissé pour la dernière fois
Je rêvais de te revoir au plus vite, hélas !
Je suis peut-être allez trop vite, trop vite !
Très vite, parce que je n’étais pas si sûr
très fort, pour ne pas trahir mes envies
Et bien ! T’ai- laissé derrière par erreur
Que veux tu ? Que je fasse maintenant
Qu’aurais-je pu faire d’autre en ce temps là
Je ne sais pas, le savais tu toi ? je ne le crois
Contrôle-t’on quand on est passionné et fiers
On est aveugle et prisonnier du cœur, je crois.
Si un jour par un heureux hasard tu arrives, près
D’ici et si je suis sur ta voie, ne manque pas
Je t’accueillirai toujours les bras ouverts
Au vent, si ton cœur est sans amant et libre
Aux caprices des feux qui l’ont brûlé au gré
De ta sulfureuse personnes de feu et de volcan
Mais viens chez moi, que nous nous voyions encore
Au-delà de nos différences de nos lointaines origines
La ville des gens qui s’aiment ressemble au tien
Le tien que j’ai visité, de cela il y a quelques temps déjà
Je m’en souviens encore, je sais que c’était bien aussi
Mais au fond, j’ai toujours rêvé de te voler un matin
De t’emporter avec moi comme un colis insaisissable
Comme chez toi avant dans le far west, en diligence
Comme un voleur de corps et de cœur, de ce cœur
Unique et si chère à mes yeux, à mon équilibre
Mais le temps passe, j’ai découvert des femmes
Qui te ressemblent fort étonnamment, et que j’aime
Et qui m’aiment et qui m’aideront à supporter ma peine
La peine de celui qui souvent se perd de ne savoir
Trop bien ce qu’il faut pour accéder au bonheur
Bonheur de partager, les douceurs et les joies de la vie
Ma verve ne sera jamais aussi forte de toi, unique femme
Je n’ai pas su apprécier tes présences ici et avant
Ce n’est pas de regret, l’homme prend du temps pour mûrir
Quand il est prêt, quand tu n’es plus là c’est le chagrin
De l’être qu’il n’a pas su gérer, aimer et câliner follement
Je t’invite comme un boxer sur le ring de mon combat
Pour un autre round ou je pourrai gagner un point de plus
Donner un uppercut, à nos craintes mettre K.O le doute
Franchir le pas, pour unir davantage nos passions fortes


Koffi-Yao




03/4/2005 La Nuit



Ma voix est langoureuse et douce en ta présence
Et tard, de la nuit noire elle rompt le silence.
Une triste bougie éclaire mon chevet
Et mes vers murmurés, confondus en un jet,
Coulent, ruisseaux d’amour qui pleins de toi s’irisent.
Dans l’ombre devant moi, je vois tes yeux qui luisent
Et je vois leur sourire et j’entends une voix :
Je t’aime, ami, je t’aime et je suis toute à toi.

Alexandre Pouchkine (Le talisman)

03/4/2005 A l’étrangère



Avec des mots que tu ne peux comprendre
J’écris ces vers de séparation.
Dans le plaisir, pourtant de se méprendre,
Je te demande un peu d’attention :
Jusques à quand mourrai-je de tristesse,
N’existant plus quand je suis loin de toi ?
De t’adorer, je n’aurais pas de cesse,
Toi seule, toi, amie, en mon émoi.
Les yeux tournés vers de nouveaux visages,
Crois en mon cœur, en mon cœur seulement,
Comme tu crus en lui auparavant,
Sans pressentir le feu qui le ravage.

Alexandre Pouchkine (Le talisman)