30/10/2007 projet "bien coiffé"

 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

26/10/2007 La traitre des petits africains vendus entre 2.800 et 6.000 euros à la France

 

 

 

Une ONG française est dans le collimateur des autorités tchadiennes... Neuf Français, qui s'apprêtaient à faire partir illégalement d'Abéché (est du Tchad) 103 enfants originaires de la province soudanaise du Darfour et du Tchad, ont été arrêtés jeudi par les autorités tchadiennes. Ils sont soupçonnés de "trafic d'enfants" et ont été placés en garde à vue à Abéché, dans l'est du pays, a confirmé jeudi soir le secrétaire d'Etat tchadien à l'Intérieur.

Parmi les Français arrêtés figurent 8 membres d'une organisation non-gouvernementale française à l'origine de l'opération, baptisée "Children Rescue", et un journaliste. Cette ONG, Arche de Zoé, est une petite association qui avait annoncé en juin une opération controversée d'évacuation de 1.000 enfants du Darfour, "pour les sauver d'une mort certaine" et les faire accueillir par des familles françaises.

Enquête à Paris également

"Nos services ont demandé aux membres de l'ONG s'ils avaient des papiers pour emmener les enfants à l'étranger, et ils n'en avaient pas. On ne peut pas emmener des enfants à l'étranger comme ça", a estimé le ministre. Il a précisé qu'il était difficile dans l'immédiat de connaître l'origine exacte des enfants, présentés par l'association française comme des orphelins du conflit du Darfour, au Soudan voisin.

Paris a dénoncé jeudi "avec fermeté" l'opération d'une association française et le parquet de Paris avait ouvert mardi (avant l'arrestation des 9 Français) une information judiciaire contre X visant les activités de l'Arche de Zoé. L'enquête judiciaire, confiée à un juge d'instruction du TGI de Paris a été ouverte "dans le contexte d'une dénonciation laissant penser qu'une association allait se livrer à une activité d'intermédiaire dans le domaine de l'adoption sans autorisation", a-t-on précisé.

Evacuation sanitaire ou enlèvement ?

Les 103 enfants, âgés de 3 à 8 ans, "enlevés" à la frontière tchado-soudanaise et "sur le point d'être acheminés à Paris", sous prétexte d'"évacuation sanitaire en direction de Paris", ont été récupérés jeudi matin par la police d'Abéché avant leur embarquement, a rapporté la radio publique tchadienne. Mais, selon la radio, "ces enfants ne sont pas du tout malades, ils (les responsables de l'ONG) ont bandé leur tête et pieds pour donner l'impression que ces enfants sont malades".

La police a empêché leur avion de quitter le sol tchadien et les enfants ont été confiés à un centre social de la ville, sous la protection des autorités locales. Cet avion était attendu à l'aéroport de Reims-Vatry, à quelque 160 km à l'est de Paris, où une cinquantaine de familles d'accueil étaient rassemblées jeudi en fin d'après-midi.

2.800 et 6.000 euros pour recevoir un enfant

Des membres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sont allés voir les enfants dans le centre social. "Les enfants ont eu peur, sont très choqués, mais ont l'air en bonne santé", a affirmé une porte-parole du HCR au Tchad, soulignant qu'ils avaient besoin "d'eau, de lait, de nourriture". Selon elle, ces enfants sont âgés de un à 9 ans, mais la majorité ont entre 4 et 5 ans. "Demain, avec l'Unicef, nous allons vérifier d'où ils viennent et comment ils sont arrivés là", a-t-elle expliqué.

Les enfants venaient "très probablement" en majorité du Darfour, et "sans doute aussi du Tchad", où sont installés de nombreux camps de réfugiés originaires de cette région soudanaise, a précisé une source diplomatique à Paris. Selon cette même source, quelque 300 familles, principalement françaises, ont versé entre 2.800 et 6.000 euros pour recevoir un enfant. La radio française Europe 1, qui a révélé l'information, a affirmé que les enfants auraient été enlevés au Soudan puis transportés au Tchad dans le cadre d'un "trafic" d'adoption. "Il ne s'agit pas d'un trafic d'enfants. Le but de cette opération était de sauver des enfants de la mort", a déclaré une mère de famille qui s'était portée volontaire pour accueillir un enfant en France.


26/10/2007 sans commentaire !


26/10/2007 Il n'y a que la vérité qui blesse.

vendredi 26 octobre 2007

L

a rumeur sur son arrestation qui courait depuis des jours s'est confirmée depuis lundi. Venance Konan, journaliste écrivain qui fait des contributions de temps à autre dans les colonnes de "Le Nouveau Réveil" est recherché par la police criminelle pour " offense au Chef de l'Etat et incitation à la révolte". Après l'émotion provoquée par la nouvelle de sa convocation, les Ivoiriens et tous les observateurs internationaux en sont à s'interroger. Où est-ce que Venance Konan a pu écrire de si offensant et de si incitateur à la révolte pour mettre en branle le régime ? Nous reproduisons sa contribution par quoi le séisme arrive

M. Laurent Gbagbo a parlé le mercredi soir. Et il a achevé de convaincre tous ceux qui avaient encore des doutes, sur son incompétence pour diriger un pays comme la Côte d'Ivoire, et surtout sur son mépris envers les Ivoiriens. Prenons quelques uns des points qu'il a abordés dans son intervention du mercredi. Prenons la filière du cacao qui est pillée par une bande d'êtres malfaisants. Que dit-il ? "Si la filière est mal gérée, ça ne regarde pas l'Etat et ce n'est pas l'argent de l'Etat qui est dilapidé. Nous, nous retirons, nous l'Etat, notre impôt. 250 milliards en 2005, 254 milliards en 2006. C'est ça qui est dans le trésor et c'est ça que nous dépensons. Le reste appartient à ceux qui gèrent… Aujourd'hui, avec la réforme que nous avons faite, nous prenons nos impôts et le reste regarde ceux qui gèrent la filière". En clair, "dès lors que j'ai ma part, le reste ne me concerne plus. Si on vous vole, c'est votre problème". Alors, une bande d'aigrefins qui ne sait pas comment pousse un pied de cacao peut voler des milliards aux paysans, en les laissant vivre dans la misère la plus noire, celui qui se dit notre chef nous dit qu'il s'en fout. Au moins il est franc. Lorsque cet homme était dans l'opposition, il s'est battu de toutes ses forces pour que la Caisse de stabilisation soit démantelée. Parce qu'il disait que c'était la caisse noire des barons du régime. Mais sait-il au moins que c'est avec l'argent accumulé par cette Caisse que toutes les routes qui partent de Gagnoa ont été bitumées, qu'il a pu bénéficier de bourses lorsqu'il allait à l'école, et qu'il bénéficiait du logement gratuit lorsqu'il enseignait ? Quel résultat a-t-on atteint avec sa réforme ? Une bande d'analphabètes aux grands chapeaux et d'anciennes secrétaires s'est accaparée les ressources des paysans qu'ils dilapident aux quatre coins du monde. Et le chef ( ?) de l'Etat dit qu'il n'est pas concerné. Or, c'est lui qui les a nommés, et c'est lui qui les maintient envers et contre la volonté des vrais paysans. N'est-ce pas en réalité parce qu'il les couvre ? Et pourquoi les couvrirait-il s'il n'avait pas lui-même des intérêts dans cette histoire ? Paysans et fils de paysans ivoiriens, vous savez maintenant à quoi vous en tenir. Votre sort n'intéresse pas du tout M. Gbagbo. Que dit Laurent Gbagbo des concours et examens devenus tous payants ? "Je suis au courant de tout ça. C'est une tradition de la Côte d'Ivoire. Alors moi, comme je n'ai pas passé de concours pour entrer à l'ENA ni à la police, je ne peux pas dire si c'est vrai ou faux. Mais je ne le nie pas. Si tout le monde en parle, il doit y avoir du vrai là-dedans… Et même ce sont les élèves eux-mêmes qui cherchent des gens à corrompre. Si du côté de ceux qui passent les examens, il y avait moins de demandes de parapluie, il y aurait peut-être moins de corruption. Mais je vous dis, quand il y a la guerre, tout se déglingue". Et voici comment le chef (?) de notre Etat a résolu un des problèmes les plus graves de notre société. "Ca existe peut-être mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse, moi ? Je ne passe pas d'examen". Peut-on autant mépriser son peuple ? Mais comprenez bien que ce n'est pas tant que M. Laurent Gbagbo pense que ce problème soit insoluble. Non ! Tout simplement, il ne voit pas pourquoi il chercherait à régler un problème qui ne le touche pas directement, ni un de ses proches. Et c'est ainsi qu'il a toujours traité tous les problèmes qui se posent aux Ivoiriens. Il dit "ce n'est pas normal !", et pour lui l'affaire est terminée comme ça. Parce qu'en réalité, il se moque totalement du sort des Ivoiriens. Du moment que lui et les siens vivent bien, tous les autres n'ont qu'à faire comme ils veulent. Ce n'est pas son problème. L'école assassinée ? Ses enfants ne vont pas à l'école ici. L'administration qui est tuée, il s'en fout. Le culte à la médiocrité qui est devenu la règle, il s'en moque. L'éthique et la morale qui ont déserté le pays, il s'en fout totalement. C'est comme le sort des paysans. Il n'est pas concerné. Et que nous dit-il à propos de son fonds de souveraineté ? "Le train de vie de l'Etat a diminué. D'abord, je n'engage plus de coût pour organiser des fêtes. Je suis sur ce point-là celui qui dépense le moins. Je suis de tous les chefs d'Etat de la Côte d'ivoire celui qui a le plus petit budget de souveraineté : cinq milliards". Donc tous les Ivoiriens ont eu des hallucinations lorsqu'ils ont lu les différents budgets de souveraineté votés par l'Assemblée depuis que M. Gbagbo est au pouvoir, qui avaient commencé à 27 milliards, puis sont montés à 37 milliards. Aujourd'hui, puisqu'il n'y a plus d'Assemblée, le chef ( ?) de l'Etat fixe son budget de souveraineté à sa guise. Et nous avons eu des hallucinations lorsque nous avons lu le papier publié par Mamadou Koulibaly dans Fraternité Matin qui donnait les différents budgets de souveraineté de la présidence et de la primature. D'où vient le chiffre jamais démenti de plus de 60 milliards ? N'insistons pas dessus. Nous avons aussi eu des hallucinations lorsque nous croyions avoir vu beaucoup d'argent gaspillé à l'enterrement du père du chef ( ?) de l'Etat. Et les véhicules 4X4 que la présidence distribue à gauche et à droite sont également les fruits de notre imagination. Des membres de son cabinet ne se baladent pas en Porsche et Hummer. Et les millions qui disparaissent dans des hôtels de luxe à Paris ? Et les maîtresses dans les voitures de luxe ? On a rêvé quand on a cru les avoir vus.
Nous avons aussi eu des hallucinations lorsque nous avons lu que notre pays produisait plus de 80 000 barils de pétrole par jour. Le chef ( ?) dit qu'on n'en produit que 50 000. Pareil lorsque nous avons lu dans les journaux les explications de la direction des impôts qui tentait laborieusement de nous faire comprendre qu'avec la réforme de l'impôt, seuls ceux qui gagnent plus de 600 000F paieront plus d'impôts. Laurent Gbagbo dit qu'il n'y a aucune augmentation des impôts. Donc, si nous constatons une augmentation d'impôt sur nos bulletins de salaire, nous sommes en droit de nous plaindre, chef ?
Notre chef ( ?) de l'Etat nous a aussi dit que toutes les enquêtes ont abouti depuis qu'il est président. Chouette ! Qu'il nous dise donc qui a tué Robert Guéï et sa famille, Téhé Emile, Benoît Dacoury-Tabley, Camara H, l'étudiant Habib Dodo, Badolo le jardinier de M. Allassane Ouattara. On va enfin savoir qui a massacré plus de 120 personnes les 25 et 26 mars 2004, qui a permis aux déchets toxiques de parvenir en Côte d'Ivoire et tuer une quinzaine de personnes. Monsieur le président, nous attendons que vous nous éclairiez.
Concernant les travaux pharaoniques de Yamoussoukro, Laurent Gbagbo a dit qu'il construit pour cent ans. Je crois que mieux que tout autre exemple, ces travaux expriment tout le mépris que le chef ( ?) de l'Etat a pour les Ivoiriens. Les enfants s'entassent par quatre sur des tables bancs prévues pour deux dans les écoles, Laurent Gbagbo s'en moque. L'université est devenue pire que la gare d'Adjamé ? Ceux qui ne peuvent se faire soigner dans les cliniques privées meurent dans les hôpitaux publics parce qu'il y a aucun matériel ? Les routes de Côte d'Ivoire sont toutes dégradées ? Les rues d'Abidjan sont devenues impraticables ? La lagune se meurt ? On n'arrive pas à ramasser les ordures à Abidjan ? Laurent Gbagbo s'en moque complètement. Il construit pour cent ans ! Que construit-il ? Pas des écoles, que l'on peut aussi construire pour cent ans, pas des routes, pas des hôpitaux, non ! Il construit des palais. A côté de ceux qu'Houphouët-Boigny a laissés et qu'il a abandonnés à la ruine. Franchement, dites-nous, Monsieur Gbagbo, qu'est-ce que les Ivoiriens ont à faire du plus grand palais de l'Assemblée d'Afrique ? Sommes-nous le pays le plus peuplé d'Afrique ? Sommes nous le plus puissant ? Non ! Monsieur a vu qu'il y a de l'argent dans les caisses. Et il faut qu'il le dépense. Et comme le sort des Ivoiriens est le cadet de ses soucis, il préfère, en bon roi nègre, construire les choses les plus inutiles et les plus chères. Et pour mieux nous montrer à quel point il se fiche de ce que nous pouvons devenir ou ce que nous pouvons penser, il ajoute un sénat. Dano Djédjé a récemment dit dans une interview dans Fraternité Matin qu'il avait été prévu de construire un conseil économique et social, mais que Laurent Gbagbo avait exigé que l'on construise un sénat, la seconde chambre de notre parlement. Or la constitution est claire et sans ambiguïté. Le parlement ivoirien est constitué d'une seule chambre appelée assemblée nationale. D'où sort cette histoire de sénat ? De la volonté d'un homme de gaspiller l'argent des Ivoiriens en les narguant. S'il construit des écoles ou des hôpitaux, les Ivoiriens les utiliseront. Or un sénat non prévu par la constitution ne sert absolument à rien. La meilleure façon de gaspiller de l'argent n'est-elle pas d'acheter ou de construire des choses qui ne servent strictement à rien ? Gbagbo savait que personne ne parlerait. Depuis quand les ivoiriens ont parlé quand on les prend pour des imbéciles ? Effectivement, avez-vous entendu un seul ivoirien, un seul élu, un seul de nos leaders politiques de l'opposition parler de cela ? Pour pasticher un chanteur de zouglou, "qu'avons-nous fait au bon Dieu pour mériter un tel sort ?" Qu'avons-nous fait à Gbagbo pour qu'il nous fasse souffrir de cette façon ? Parce que la réalité est qu'il a la possibilité d'alléger la souffrance des Ivoiriens. En ne construisant pas ces palais ridicules par exemple. Mais sans doute par sadisme, il préfère les laisser souffrir en jetant leur argent par la fenêtre. C'est bien fait pour nous. ça nous apprendra à être aussi amorphes et aussi couards.
Laurent Gbagbo dit que l'élection qui l'a amené au pouvoir est la meilleure que l'on n'ait jamais organisée dans ce pays. Bien sûr, puisque ça l'a porté au pouvoir. Toutes les personnes qui sont mortes à l'occasion de cette élection n'ont eu que ce qu'elles méritaient. Je crois qu'après avoir écouté Laurent Gbagbo le mercredi soir, tous les ivoiriens ont enfin compris que le bagage qu'ils lui ont donné est trop lourd pour lui. Ce qui reste à faire est de l'en décharger.

Venance Konan
email : venancekonan@yahoo.fr  


25/10/2007 Venance Konan réagit face aux intimidations

M
onsieur Venance Konan, bonjour. Nous sommes heureux de vous entendre ce matin. Parce que nous avons cherché à vous joindre en vain, hier. Savez-vous qu'une convocation vous a été adressée depuis lundi dernier pour offense au chef de l'Etat et incitation à la révolte ?
Je l'ai lue sur Internet ce matin dans votre journal. Parce que, comme vous le savez, je suis en mission hors du pays.
Mais j'avoue qu'avant de quitter le pays, des rumeurs de ce genre m'étaient parvenues. Ça fait longtemps que je suis habitué à ce genre de choses, les rumeurs, les menaces de mort, d'enlèvement. Donc quand les gens m'ont dit cela, je ne l'ai pas vraiment pris au sérieux. C'est dans votre journal, ce matin, que j'ai pris connaissance de l'information qu'une convocation m'a été effectivement adressée par la police criminelle. Que pensez-vous de cette convocation et des charges qu'elle contient ?
C'est totalement farfelu. Peut-être qu'on cherche à m'intimider, à me faire peur ou à me contraindre à rester hors du pays. Mais si c'est leur intention, qu'ils sachent qu'ils se trompent lourdement. Je suis là (au Sénégal, ndlr) pour une mission bien précise. C'est mon journal qui m'a envoyé. C'est ce que je fais régulièrement chaque mois, je vais hors du pays pour travailler. Et dès que j'ai fini, je rentre tranquillement au pays. Donc, quand je finirai ma mission, je rentrerai chez moi en Côte d'Ivoire. Le fait que l'on ait attendu que vous alliez en mission pour lancer cette convocation ne cache-t-il pas une volonté du pouvoir de contraindre à l'exil un homme gênant ?
Peut-être que c'est leur volonté, mais sachez que je n'ai aucunement l'intention de vivre en exil, à moins de me cacher. Non, non, dès que je finis ce que je suis venu faire ici, je rentre dans mon pays. Probablement au début de novembre. Il n'y a vraiment aucune raison pour que je vive en exil.
La constitution ivoirienne dit qu'aucun Ivoirien ne peut être contraint à vivre en exil. Et moi, je n'ai aucunement l'intention de vivre en exil. Je n'ai aucunement l'intention de me cacher et je n'ai aucunement l'intention de me taire non plus. Pour certains Ivoiriens, vous allez vous jeter dans la gueule du loup si vous rentrez parce que vous seriez sans défense
Non, il ne faut pas dire que je suis sans défense. Il y a le droit qui est là pour moi. On va regarder dans ce que j'ai écrit et on me dira ce qui correspond aux accusations qu'on me porte.
J'ai aussi le soutien de tout le peuple ivoirien qui est encore plus fort et plus précieux cette pression. Donc encore une fois je vous rassure, je rentrerai sans problème. Le droit existe certes, mais avez-vous confiance en la justice ivoirienne ? Avez-vous la conviction que le droit sera dit ?
Il n'y a pas de raison de ne pas avoir confiance en notre système judiciaire. Parce que j'ose croire qu'il existe encore des magistrats dans notre pays qui ont leur conscience professionnelle et diront effectivement le droit si nous sommes en situation de procès.
Je n'ignore pas que l'appareil est fortement contaminé comme tout le reste de la société ivoirienne. Mais je sais qu'il existe encore de vrais magistrats, de vrais hommes de droit jaloux de leur indépendance professionnelle et de leur probité. Qui ont la conscience du devoir et qui savent faire leur travail. Apparemment vous n'êtes pas surpris par cette convocation devant la police criminelle. Il y a longtemps que l'on vous déclare dans la ligne de mire du régime FPI
Effectivement, je ne suis pas surpris. Puisque les menaces, j'en reçois toujours. Je reçois souvent des SMS, e-mails de menace. D'autres personnes viennent me dire amicalement de faire attention, " voici ce qui se prépare contre toi, on veut te tuer, on veut t'assassiner ". Donc je suis habitué, je vis avec. Je ne suis pas surpris par cette convocation. Venance Konan devant la justice pour offense au chef de l'Etat. Pourtant Gbagbo a dit qu'il ne mettrait pas un journaliste en prison ?
Mais qu'est-ce qui vous surprend ? Il y a beaucoup de choses que le Président Gbagbo a promises et qu'il n'a pas tenues. " Donnez-moi le pouvoir et je vous le rendrai ". C'est ce qu'il a dit aux paysans, les paysans ont cru et on a vu le résultat. L'argent du cacao est détourné et gaspillé par une bande de voleurs qui rôde autour du chef de l'Etat. Qu'est-ce qu'il n'a pas dit au sujet de la démocratie, de l'école, des étudiants, de l'assainissement, des finances publiques ? Il nous racontait qu'il était là pour les pauvres, mais les pauvres comment ils vivent aujourd'hui sous le régime de M. Gbagbo ? Ils ne peuvent même pas se nourrir à plus forte raison soigner ou envoyer leurs enfants à l'école. C'est la misère généralisée accentuée par une hausse spectaculaire des prix sur le marché que l'Etat en faillite n'arrive plus à contrôler. Donc, les promesses de M. Gbagbo, on sait ce que ça vaut. Ça n'engage que ceux qui y croient. Venance Konan, qu'est-ce qui vous oppose fondamentalement à M. Gbagbo. Certaines personnes pensent que vous êtes contre lui.
Oui, je suis contre monsieur Gbagbo, je le revendique et je l'assume. Je suis contre lui parce qu'il est en train de tuer mon pays, parce qu'il est en train d'assassiner l'avenir de mes enfants et l'avenir de tous les enfants de Côte d'Ivoire. Ce n'est pas tout, mais je crois que c'est déjà assez de raisons pour être contre ce monsieur. En tant que citoyen, en tant qu'intellectuel vivant en Côte d'Ivoire, je ne peux pas assister à cela et me taire. S'il n'était pas au pouvoir, Gbagbo lui-même ne pouvait pas accepter cela. Je le dis toujours, moi personnellement, sans être issu d'une famille aisée, j'ai pu faire de bonnes études, aussi bien en Côte d'Ivoire qu'à l'extérieur du pays. Je ne peux pas comprendre qu'aujourd'hui où l'on dit que l'Etat a plus d'argent avec un budget qui avoisine les 2000 milliards que nos enfants ne puissent pas faire de meilleures études que nous autres. Regardez nos écoles, nos universités, elles ne conduisent nulle part, l'horizon est bouché. Nos enfants ne peuvent pas avoir de meilleurs emplois que nous autres. Je ne veux pas voir un jour mon fils ou ma fille sur une embarcation de fortune en train de ramer pour aller aux Îles Canaris, ou traverser le désert à pied pour essayer de se rendre en Europe. Je veux qu'ils vivent dans leur pays, qu'ils se développent et se réalisent dans ce pays. Celui qui s'oppose à ce rêve que caressent mes enfants et moi, celui-là je suis contre lui. Tant que M. Gbagbo continuera d'appliquer sa politique qui hypothèque l'avenir de tous les jeunes de Côte d'Ivoire, je serai contre lui. Vous n'êtes pas militant d'un parti politique. L'on se demande, quelle est votre protection, votre rempart pour oser défier un régime aussi intolérable que celui de M. Gbagbo ?
Je crois qu'on n'a pas besoin d'être militant d'un parti politique pour dénoncer l'arbitraire, la dictature, la mort programmée d'un pays et de l'avancée de toute la sous région. Mais ouvrons un peu les yeux et regardons ce qui se passe, chez nous et autour de nous. Combien de temps ça va durer ? Dans ce pays, plus personne n'est heureux, plus personne ne vit décemment à part ceux qui nous dirigent, qui se sont accaparés toutes les richesses et qui nous narguent au quotidien. En tant qu'Ivoirien, notre devoir est de dénoncer cela. Quand Gbagbo était dans l'opposition, il dénonçait cela, il disait que Houphouët était dictateur, voleur et tout le reste. Quand Bédié était au pouvoir, il disait la même chose. Personne ne l'a tué pour ça. S'il estime que c'est son devoir de liquider tous ceux qui le critiquent, qu'il le fasse. Mon devoir à moi en tant que père de famille, en tant que citoyen et intellectuel, c'est de dénoncer tout ce qui menace l'avenir de nos enfants et de mon pays. Moi j'étais fier quand je sortais de Côte d'Ivoire avant l'arrivée de ce pouvoir. J'étais fier de crier que je suis Ivoirien. Mais aujourd'hui, c'est à la limite si je ne me cache pas. A cause de ce pouvoir, le regard qu'on porte sur notre pays à l'extérieur n'est pas bon. Pourquoi ? Parce qu'on a banalisé notre pays, on l'a réduit à rien. Nous sommes devenus le pays des ordures, des déchets toxiques, des milliards de francs qu'on détourne, le pays des tueries sauvages, des assassinats politiques. Mais moi, Venance Konan, je ne peux pas supporter cela. Tant que cela continuera, je me battrai contre ce régime. Je sais que cela ne fait pas plaisir à certains d'entendre ce que je dis, mais en démocratie, on a le droit de dire ce qu'on pense et je dis ce que je pense. Si c'est la peur qui tétanise les Ivoiriens et les empêche de parler, moi, je continuerai de parler et de dénoncer. Si au bout, c'est la prison ou la mort qui m'attendent, je l'accepterai avec sérénité. Mais ma conscience me grondera si je vois et que je ne dis rien. Demain, nos enfants nous demanderont des comptes. L'ambition que j'ai pour mes enfants ce n'est pas de les voir marcher dans les rues ou gérer des cabines téléphoniques. Je veux que mes enfants s'instruisent comme tous les enfants du monde et puissent travailler pour vivre dignement demain. Ce combat-là, je le mènerai tant que j'aurai du souffle. Parce que je reste convaincu que c'est un combat noble et juste. Venance Konan, bientôt de retour au pays ?
Absolument ! Je vais rentrer à Abidjan chez moi et celui qui veut m'arrêter viendra le faire. Depuis ce matin, ils ont été très nombreux les Ivoiriens qui se sont manifestés dès qu'ils ont appris la nouvelle de votre convocation à la police criminelle. Un mot à leur endroit ?
Je leur dis merci pour le soutien et pour le réconfort. J'ai moi-même reçu beaucoup de messages sur mon mail, je sais que beaucoup ont tenté de me joindre sur mon portable. Je remercie du fond du cœur tous ces Ivoiriens, toutes ces âmes généreuses. C'est un soutien qui me donne la force de continuer ce combat. Je leur dis que je ne faiblirai pas, je ne reculerai pas, je ne me laisserai pas intimider. Je les encourage eux aussi à se lever pour dire non. Car l'avenir qu'on réserve à leurs enfants, c'est boucher les trous dans les rues d'Abidjan. Plus on sera nombreux à dénoncer, et plus le pouvoir en place saura que le peuple veut autre chose, un avenir meilleur pour ses enfants.
Interview réalisée par téléphone par
Akwaba Saint Clair  

24/10/2007 un régime sale et pervers

 

 

Tiburce Koffi     

mercredi 24 octobre 2007

L
e mercredi dernier, à l'occasion du dossier que quelques membres, dont moi, du "Mouvement pour le Néo-houphouétisme -MN-H") avons fait publier à "Le Nouveau Réveil", pour rendre hommage à l'illustre et premier président de la Côte d'ivoire, Félix Houphouët-Boigny, j'avais, particulièrement, porté ma réflexion sur le désastre urbanistique qui frappait l'ensemble de notre pays, notamment, Abidjan la désormais "ex-perle des lagunes".
J'y notais (dans cet article) la dégradation physique et esthétique de notre capitale, en prenant, toutefois, soin de situer, avec le maximum d'objectivité, les responsabilités des différents régimes, dans ce désastre. L'insalubrité et, conséquemment, la dévalorisation de la qualité visuelle de nos villes, Abidjan, particulièrement ne sont donc pas le fait exclusif des refondateurs. Et c'est là, justement, où ce régime inquiète ; car son incapacité, manifeste, à résoudre ce problème, dévoile toute son incompétence à nous proposer une vie de qualité : l'insalubrité à laquelle nous sommes confrontés, n'est pas le résultat de la situation de guerre, puisqu'elle lui est très antérieure. Le règne des refondateurs n'a fait (et c'est loin d'être un crime mineur) qu'amplifier le désastre écologique, urbanistique et esthétique de nos cités. C'est grave !
En deux années (2000-2002 ? il n'y avait pas encore la rébellion) de règne, alors même qu'ils avaient quémandé et obtenu de la société civile, une trêve, afin de travailler efficacement, et dans la sérénité, nulle action n'avait été menée, de leur part, pour apporter des solutions au problème, pourtant épineux, de l'insalubrité. Bien au contraire : pendant que les Ivoiriens, (ou ceux d'entre les plus civilisés des Ivoiriens) se plaignaient de la dégradation de l'espace vital, les refondateurs , quant à eux, s'adonnaient à la fête au village et au pillage des deniers de l'Etat, afin de s'offrir leurs premiers châteaux : les murmures et scandales sur la grosse demeure d'Affi N'guessan (à la Riviera-Golf), et sur les acquisitions immobilières de Lida Kouassi et bien d'autres nouveaux petits bourgeois du FPI, datent de 2001 ? qu'est-ce qu'ils étaient vraiment pressés de s'en envoyer plein les poches, ces jeunes et nouveaux voleurs !
Oui, je dis bien : voleurs. Et ce n'est pas la première fois que je l'écris. Et j'attends, toujours, que les refondateurs protestent. Ouvertement. Officiellement. Nous allons, alors là, faire l'inventaire de leurs richesses, afin qu'ils puissent démentir la grave accusation que je n'ai eu, de cesse, de leur porter, depuis que j'ai découvert leurs fourberies. J'attends, toujours, qu'ils protestent, qu'ils nient les faits, avec la dernière énergie des gens honnêtes et bafoués dans leur honorabilité. J'attends toujours. Je les attends. Mais, les voleurs n'osent pas ouvrir le gosier. Comment pourraient-ils, d'ailleurs, le faire ? N'est-ce pas une des voix les plus autorisées d'entre eux qui, bravant la peur et les actes d'intimidation qui paralysent le cerveau de leur intelligentsia (corrompue, elle aussi), avait pointé le doigt sur leurs manquements éthiques ? L'accusateur s'appelle Koulibaly Mamadou, 3ème vice-président du FPI, et président de l'Assemblée nationale, enseignant et professeur agrégé d'Economie, de son état. Là aussi, nous avons attendu, en vain, que les refondateurs manifestent un refus énergique des graves accusations à eux, portées par le président de l'Assemblée nationale qui, nous le répétons a eu le courage et un sursaut républicain de dénoncer ces malversations commises par leurs militants, du plus bas de l'échelle des responsabilités, au plus haut.
Les refondateurs sont des voleurs
Les refondateurs sont donc des voleurs? c'est connu ; ils ne s'en cachent d'ailleurs plus, rassurés qu'ils le sont, que leurs scélératesses ne seront jamais sanctionnées sous ce régime du vol et du crime faciles. Il n'y a donc aucune offense à dire d'eux, ce qu'ils sont, vraiment : des voleurs. Mais ils ne perdent rien pour attendre ! Ils nous rembourseront, jusqu'aux derniers deniers, tous les sous qu'ils nous ont volés, avec la complicité de la branche ''gbagboïste'' du RDR, habillement infiltrée dans la rébellion ? suivez mon regard. Observez tout le rituel des embrassades partagées, ainsi que les fêtes organisées ici et là, à l'honneur des assassins d'hier qui ont endeuillé notre pays et séquestré la ville de Bouaké ; pensez à la libération, rapide et suspecte de Daloa ; observez tout cela, et vous découvrirez (enfin !) la savante supercherie que nous ont servie les refondateurs, en complicité avec la bande à Soro, l'élève et le disciple de Gbagbo. Il faut que les Ivoiriens comprennent bien ceci : Entre Gbagbo et Soro, c'est une mauvaise histoire d'amour : le dernier n'a jamais accepté que Gbagbo lui ait préféré Charles Blé Goudé, un bété (1). Voilà : à présent, l'injustice est réparée par l'Accord de Ouaga, sous la supervision du troisième larron de l'histoire : Blaise Compaoré. Le mauvais père (Gbagbo) a reconnu ses torts et il essaie de les réparer en partageant, avec le fils rebelle frustré, le tapis rouge-sang du pouvoir. Le sang des danseuses d'adjanou violées et froidement tuées par les gueux, sous l'inspiration d'un certain Soro Guillaume, alors intraitable maquisard ! Le sang des suppliciés de Monoko Zohi, le sang des populations de l'ouest ravagées par la folie meurtrière qui a empoissonné l'âme du maître et de l'élève. Et Laurent Gbagbo peut alors dire, de sa morgue désolante, comme Caligula : "1.000 morts à droite, 1.000 morts à gauche, où est mon problème ? Moi, j'avance !" Affreux… affreux. Horrible ! Ecoutons, aussi, l'élève-rebelle répondre à une question de Venance Konan à propos des charniers de Bouaké : "Ce ne sont pas des charniers, ce sont des fosses communes" Affreux… affreux. E-POU-VAN-TA-BLE. Nous reviendrons sur cette dimension cachée de notre crise, au besoin, à l'occasion d'autres articles, pour éclairer l'opinion nationale, sur cette immense mascarade que ne supporte plus la branche fondamentaliste du FPI, animée par Mamadou Koulibaly et Simone Gbagbo. Les refondateurs sont des voleurs ? c'est connu. Mais, ils sont, surtout, moralement sales. Et c'est cette saleté éthique (qu'ils traînent dans l'âme et le cerveau), qu'ils ont projetée sur la gestion de la cité. Un régime nocif et pervers
Tout, sous la refondation, pue le corrosif, le corrompu, le dégradé. Nos Arts (la musique, notamment), nos immeubles (voyez les tours désolées de la cité administrative), nos journaux (à l'exception de quelques-uns2), notre agriculture, notre police, notre école, notre Administration (3), notre niveau de vie, notre Ethique, etc., enfin, notre Environnement.
L'environnement ! Parlons-en, encore.
En octobre 2005, j'écrivais déjà, ceci, dans " Côte d'Ivoire, l'agonie du jardin ":
" Un des exemples les plus choquants de la détérioration de la ville d'Abidjan (sous la refondation NDR) est l'espace en face du grand jardin du Plateau. Les Abidjanais l'appellent La Sorbonne 4. C'est, aujourd'hui, un lieu officiel où les démagogues de tout acabit, tous des soutiens du pouvoir, viennent déblatérer mille et une sornettes sur la politique inspirée, visionnaire et divine de Laurent Gbagbo. (…) ce qui heurte ici, c'est le symbolisme disqualifiant et la disqualification urbanistique de l'espace : haut lieu de formation intellectuelle en France, la Sorbonne de Côte d'Ivoire est, quant à elle, l'espace privilégié de la doxa inhibitrice 5 où chaque jour, s'enivre de discours obscurs et niais, une population de bras valides qui a décidé de signer un bail avec l'oisiveté, soutenue en cela par le pouvoir. " Mais La Sorbonne du Plateau est surtout un lieu insalubre, infect, dégoûtant dans son exposé visuel, et indigne d'être situé au Plateau, la vitrine de l'urbanité ivoirienne. C'est aussi un haut lieu de la piraterie. Ici, se vendent des produits contrefaits, illégaux (…), ainsi que des mets (…) exposés à tout. Il y a, aussi, et surtout, de la pornographie plein la vue. Cette pornographie ! Avec les blessés et les cadavres épisodiques et réguliers qui rythment notre vie politique, les pneus utilisés par les policiers (racketteurs impunis) et les patriotes (pour barrer les rues - nos trottoirs sont ainsi ''ornés'' de ces carcasses de pneus qui salissent la ville), la pornographie publique et populaire, la pornographie patriotique, la pornographie libre et démocratique du règne des refondateurs, compte au nombre des choses les mieux exposées en Côte d'Ivoire ! C'est vraiment la névrose freudienne ! (NDR) "Des photos impudiques de sexes ouverts de femmes, en gros plans, affichées sur les façades des bicoques qui bordent la rue, heurtent la vue. La Sorbonne, notre Sorbonne, la Sorbonne des Refondateurs, est un endroit de pourritures et de pourrissement, un espace de disqualification des valeurs éducationnelles, un topos d'altération urbanistique et de promotion de la portion résiduelle de notre société ! En tout et pour tout, elle est la géographie du pourrissement de notre société, le reflet d'une politique inacceptable du désordre et du laisser-faire ? cette lecture médiocre de la vie et de la conduite de la cité, qui affecte le champ de ''conscience d'Etat'' des Refondateurs : c'est un véritable scandale urbanistique et politique !...
L'expression la plus écœurante, la plus inquiétante aussi, de cette détérioration de la qualité socialisante de la vie urbaine, est l'amoncellement exponentiel des déchets.".

La destruction irresponsable de l'environnement

L'environnement : restons, toujours, sur cette question cruciale. Mais pourquoi donc, les refondateurs sont-ils si sales ? C'est la question que je m'étais posée, dans mon article du mercredi dernier. C'est une amie qui m'a donné la réponse, pas plus tard qu'avant-hier : pour elle, l'insalubrité choquante et grandissante de la ville d'Abidjan, est la projection de la saleté éthique qui infecte le cerveau des refondateurs. Et l'amie d'ajouter : "Tiburce, le problème est plus grave que tu ne le crois. Des gens sales dans l'esprit et l'âme, ne peuvent pas rendre une ville propre. C'est plus fort qu'eux". Ce jour-là, cette amie (qui avait lu mon article du mercredi dernier et qui m'aidait alors, en compagnie de Charles Ndiagne de Fraternité Matin, à faire des courses) a entrepris de passer par Adjamé, afin de me faire subir un bain… d'insalubrité. Quel cynisme ! Et j'en ai respirées, hein, de ces odeurs ! J'en ai vues, de ces saletés.
Oui, j'ai vu Adjamé, du côté du quartier ''Fraternité''. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fréquenté ces espaces pourris. J'ai donc (re) vu Adjamé. Pouaaahhh ! Quelle décrépitude ! Quelle pourriture ! Incroyable ! Jamais je n'avais vu autant de saletés. Et des êtres humains vivent là, travaillent là, mangent là, et font l'amour, là. Dans ces déchets ! Comme des animaux ! Et ce pays compte un gouverneur de District de la ville d'Abidjan, un baron du régime. Ce dernier est, actuellement, en train de s'édifier un impressionnant building, à la Riviera Golf ! Sans honte, sans pudeur ! Qu'est-ce qu'ils sont méchants, les refondateurs !
Notre environnement est pourri, Abidjan est sale, infect. Nous vivons sous la menace permanente de graves épidémies. Et ce pays compte un chef d'Etat qui se permet de s'octroyer un budget de souveraineté qui se chiffre à des milliards de nos francs. Et il s'attelle à construire, à Yamoussoukro, des édifices qui devront durer cent ans ! Pour sa gloire. Quand notre niveau de vie se dégrade, chaque jour. Et son peuple de militants et de journalistes abêtis et abrutis chante, dans la joie inélégante des gueux, sa grandeur divine, et immaculée ! Et nous acceptons cette offense à nos misères collectives. Et lui, le grand chef, n'éprouve aucune gêne, aucune pudeur, à parler de ses milliards ! Et il nous annonce même que lui, a déjà, payé ses impôts ! Félicitations, grand chef! Tu es, vraiment, fort ! Quel désastre ! Ah, les refondateurs !...
J'ai vu Adjamé, comme j'ai vu Adjouffou-la-damnation de la misère. J'ai vu Adjamé, comme j'ai vu Abobo-le-désordre et l'insalubrité institutionnalisés. J'ai vu Yopougon-la-pagaille-et-la-saleté organisées. J'ai vu Cocody (que j'habite) et sa superbe "Cité Mermoz" d'hier, transformée, sous le pouvoir malpropre des refondateurs, en temple de la saleté, du bruit, de l'alcool et du trafic de drogue ! Le maire de cette cité de la bourgeoisie ivoirienne, est un refondateur hystérique. Son grand talent de gestionnaire de la commune consiste à détruire les espaces verts (comme Mel Théodore le fit, avant lui) et à transformer Cocody en un ensemble de ghettos et de boutiques ! Ah, les refondateurs !...
J'ai vu le carrefour de l'Indénié et ses amoncellements révoltants de déchets. Là, des policiers rackettent, jour et nuit, d'honnêtes automobilistes pressés de se rendre au travail. J'ai observé la lagune Ebrié ? ou ce qui nous en reste. L'eau, source de vie dans toutes les cultures du monde est, désormais, chez nous, et sous le pouvoir maléfique et irresponsable des refondateurs, le lieu de pourrissement de la ville, un dépotoir de saletés de tous ordres ! Ah, les refondateurs !...
J'ai vu, vu toute la ville d'Abidjan : la jeunesse désolée, les gosses dans les rues à des heures impossibles de la nuit, les fous, nus (surtout les femmes), humiliés par une société sans pudeur (qui expose le sexe de nos sœurs, mères et femmes, aux regards indécents du public !), une société sans égard aux souffrances de l'être humain frappé par le mauvais sort. J'ai vu le racket quotidien, sauvage et révoltant des policiers, la fumée des véhicules (même les cars de la Sotra), les gigas maquis, le bruit et le silence assourdissant d'un peuple "appelant un dieu impossible" pour le débarrasser de la vermine. Non, je ne pouvais pas "rester sourd à tant de souffrances bafouées". Parce que j'avais compris la véritable nature de ce régime : il est sale, et incompétent. Ah, les refondateurs !…
J'ai vu, vu tout cela. Et mon cœur a été saisi de révolte majeure, ainsi que d'une conviction inébranlable : les refondateurs ne sont pas que des gens sales : ils sont méchants. Très méchants ! Et, si nous laissons ce pays pour, encore, un an entre leurs mains, la Côte d'Ivoire ne sera plus qu'un immense scandale écologique ! Les refondateurs n'ont aucune notion de l'hygiène. Aucune éducation à la propreté. Ce sont des gens mauvais : corrompus dans l'âme. Corrompus dans le cerveau. Corrompus sur le corps : bref, ils sont dangereux et nocifs !
Parlons, toujours, de l'environnement.

De l'ambition
houphouétienne à la médiocrité ''refondatrice''

Ceux des Ivoiriens qui ont pu voir et connaître la Suisse, et observer attentivement la configuration spatiale de la ville d'Abidjan, découvrent que, la conception urbanistique de notre capitale est inspirée de celle de la ville de Genève. L'édification des immeubles autour et en face de la lagune Ebrié, est celle que l'on retrouve autour et en face du lac Léman. Ce superbe lac qui inspire tant les écrivains ! Et on comprend comment Félix Houphouët-Boigny avait tissé de grandes ambitions pour ce pays : faire de la Côte d'Ivoire, la Suisse d'Afrique ! Faire d'Abidjan, la réplique esthétique de Genève, la ville de Jean-Jacques Rousseau. Mais, les refondateurs, qui n'ont pas compris ces choses, qui ne peuvent même les comprendre (ils sont, réellement, trop limités pour les comprendre), ont laissé pourrir notre lagune Ebrié. Et, chaque jour, ils dégradent notre environnement. Sur le tronçon qui mène de la Riviera à Bingerville, ils s'attellent ainsi, avec acharnement, à détruire toute notre flore. Ils la remplacent par de vilaines petites maisons ; et ils appellent cela, ''Ville nouvelle" ! Quelle ignorance ! Quel grossier mensonge ! Quel rapt conceptuel ! Allons, éclairons-les, un peu, sur cette question :
Le concept, très moderne (mais pas récent), de "Ville nouvelle", est une vision hardie de l'urbanisation. Il a été promu au cours de la seconde moitié du siècle dernier, par des urbanistes et architectes audacieux. Il intègre une notion essentielle et sue de tous les urbanistes et architectes sérieux : "L'habitabilité de l'espace". C'est pourquoi, dans les pays (notamment européens) où elle a prospéré, la ''Ville nouvelle'' repose sur un nombre de critères à respecter, absolument ; entre autres : l'existence de centres de santé, de bibliothèques, d'aires de sports, de centres culturels, de commissariats, d'espaces verts, de marchés modernes (non, pas les bicoques des refondateurs, mais des marchés modernes - à l'image de ceux construits dans des communes d'Abidjan, sous le règne du président Henri Konan Bédié), etc. Je recommande vivement aux refondateurs, de prendre le temps et la peine de lire (après celui qu'ils consacrent au pillage éhonté de nos ressources) deux livres, excellents, en la matière : "Le semeur de vent" de Roger Ikor, et "La nuit" de M. Balka.
Mais comment peuvent-ils oser appeler "Ville nouvelle", ce scandale architectural et urbanistique qu'ils nous servent, sur le tronçon Riviera-Bingerville ? Un détail choquant : les herbes qui poussent sur le goudron, le dévorent même ! Existe-t-il un maire, un seul, dans ce pays ?
Les refondateurs sont des prédateurs de notre environnement. Ils ont détruit les forêts qui se trouvaient sur l'axe Yopougon-Anyama, après la Maca. Ils ont entrepris de détruire la forêt du Banco, pour y construire… des maisons ! Comme on peut les comprendre : ils ne savent pas pourquoi le président Houphouët avait veillé à la conservation de ces espaces forestiers, cette flore superbe, qu'il avait eu l'intelligence de déclarer "Forêt classée". Les refondateurs ne savent rien de tout cela. Je vais leur dire pourquoi Houphouët tenait à la survie de ces espaces : c'était, tout simplement, pour protéger l'écosystème et altérer le poids de la chaleur sur Abidjan. Houphouët un écologiste avant la lettre. Les refondateurs sont vraiment désespérants ! Pis, ils nous mettent en insécurité permanente. Et pour causes :

Insalubrité, mercantilisme et insécurité

Dans son puissant et merveilleux livre sur la crise ivoirienne, le Pr Franklin Tavarès avait, superbement, développé une thèse lumineuse sur les rapports dialectiques entre l'insalubrité et l'insécurité. Et il a raison : les villes insalubres, délabrées et désordonnées, sont belligènes, et facteurs de violence et d'insécurité. Il avait essayé de faire comprendre ces choses (d'une logique élémentaire) aux refondateurs, croyant qu'il avait affaire à des hommes sérieux, désireux de faire avancer le pays! Il dut se rendre compte, plus tard, qu'il avait perdu son temps : ce qui préoccupe les refondateurs, c'est voler. Piller les caisses de l'Etat, s'acheter des cylindrées, et construire de gigantesques demeures ! Comme ils se trompent : ils vont vomir (prête-moi tes mots, Tapé Koulou), un jour ou l'autre, tous nos biens qu'ils ont usurpés. Oui, nous ferons l'inventaire des biens mal acquis. La Côte d'Ivoire ne sera pas, éternellement, le pays des rapts et des manquements éthiques que viennent de créer Laurent Gbagbo et ses filous de refondateurs !
J'ai parlé d'insécurité. Allons-y donc !
J'ai visité le boulevard de Marseille. Déjà, en 2001, un ami français, très introduit dans les milieux d'affaires, m'avait alerté d'un danger qui planait sur la ville d'Abidjan : la vente de tout le bord lagunaire de la Zone 4, aux Libanais. A l'époque, solidaire du régime du président Gbagbo, j'avais récusé, avec ''la dernière énergie'', cette grave accusation, en soutenant, mordicus, que le régime de Laurent Gbagbo ne pouvait pas se livrer à une telle infamie. Non, pour moi, cela était impensable. Comme mon ami insistait, je l'ai traité de fils de colon, et la discussion a dégénéré. Moins de deux ans après, ce fut le désenchantement : le boulevard de Marseille a, bel et bien, été vendu aux Libanais. Le ministre de la Construction et de l'Urbanisme de l'époque, ainsi que tout son cabinet, étaient des refondateurs. Et cela date d'avant la rébellion - la grande excuse des refondateurs.
J'ai vu, observé et analysé, la configuration spatiale du boulevard de Marseille : tout au long de cet boulevard, les Libanais (dont la plupart sont de tous les trafics maffieux) ont édifié des constructions qui barrent la vue de la lagune, aux passants. "Mais où est le danger ?", me demanderait le citoyen naïf. Réponse : des agresseurs de tous genres (rebelles, expansionnistes, gangsters, etc.), peuvent, tranquillement, et sans être vus de nos Forces de défense et de sécurité, passer par cette eau, et attaquer la ville, la prendre, même. Par cette voie (l'eau) des individus de tout acabit peuvent se livrer à toutes sortes de trafics illicites et dangereux pour la sécurité du pays. Il est inadmissible qu'on cache tout mouvement de navigation sur l'eau (Abidjan est, en réalité, une cité insulaire) à nos Forces de défense et de sécurité. Le contrôle de notre élément fluvial ne peut être laissé aux mains des Libanais. Dans aucun pays du monde, on ne cache la vue de l'eau aux regards des habitants de la cité. Regarder, voir et admirer l'eau, faire une balade d'amoureux au bord de l'eau est, en soi, un plaisir esthétique. Un immense plaisir. Et il faut vraiment être un refondateur ou un individu rustre, sans éducation esthétique, sans feeling, pour ne pas comprendre cela, et nous priver de ce plaisir des sens.
L'eau fait rêver. Elle actionne, dans notre cerveau, le processus du voyage onirique, de la découverte de l'ailleurs, de l'aventure, du désir merveilleux de conquérir le monde ! D'être purs, bons et généreux. Comme la nature ! L'eau est le lieu originel et mythologique de la pureté et de la Vie. L'espace où on purifie le corps et l'âme. Toutes les cultures au monde, connaissent ce pouvoir cathartique de l'eau. Cette puissance spirituelle qui produit une double énergie physique et méta-physique, et distribue la joie de vivre, partout où elle est visible. Et c'est pourquoi, Félix Houphouët-Boigny prenait grand soin de l'eau : c'était un homme cultivé, élégant et civilisé ! Mais les refondateurs, en transe devant l'argent, ont vendu l'accès visuelle à l'eau, notre eau, l'eau des ''fiers ivoiriens'', aux prospères Libanais. Ivoiriennes et Ivoiriens, je vous le dis : si les refondateurs pouvaient vendre la pluie aux Américains, aux Sud-africains et aux Libanais, ils le feraient. Sans état d'âme. Parce qu'ils sont sales et méchants. Sales dans l'âme. Sales dans le cerveau. Sales dans le cœur : ce sont des gens dangereux.
Une dernière note : nous avons appris, de source sûre, que les refondateurs ont lancé un mandat d'arrêt contre mon ami Venance Konan. Pour… offense au chef de l'Etat ! Lui aussi, connait l'offense ? Que n'avait-il dit, lui, d'Houphouët ''le voleur, le dictateur !''…
Les refondateurs ont, ainsi, décidé d'arrêter Venance Konan - leur angoisse nocturne. La machine répressive du Procureur Tchimou (qui n'en finit pas de nous ''procurer'' des inquiétudes citoyennes, quant à sa conception insolite de la Justice), s'est donc (enfin !) mise en marche. Nous en prenons acte.
Mais, que les refondateurs et leurs filous sachent, d'ores et déjà, que le combat de Venance Konan est le mien. La cause qu'il défend, est la mienne. La NOTRE. Car, nous sommes des milliers, dans ce pays, à penser comme lui. Régulièrement, les refondateurs nous envoient, par courriers anonymes et malpropres (je vous ai toujours dit que ce sont des lâches), des menaces de mort. Ils perdent leur temps : mourir pour la Côte d'Ivoire ne nous fait plus peur. Ce sera même, pour nous, un immense privilège de pouvoir offrir nos poitrines aux balles assassines de Philipe Mangou-la-gâchette-refondée ! Le Joe Dalton de la nouvelle république ! Pour la Côte d'Ivoire ! Mourir pour la Côte d'Ivoire ! Quel merveilleux sort ! La Côte d'Ivoire, ce pays, notre pays, que nous aimons. Passionnément ! Et je clame, haut et fort, mon engagement, non négociable, à mener le combat pour la salubrité éthique de la Côte d'Ivoire. Mon pays. Ma passion. Mon rêve souillé et sali par les refondateurs. Oui, nous sommes fatigués de vos menaces, sombres intimidateurs de l'ombre ! Allez, ôtez les maques et engageons, ouvertement, la bataille, cette fois-ci. Venez frapper. Nous vous attendons. La refondation : quelle honte!
Tiburce Koffi
Ecrivain, libre penseur.
Tél : 66-10-79-61
tiburce_koffi@yahoo.fr
Notes :
1 -(Re) lisez bien " Pourquoi je suis devenu un rebelle " dont l'auteur officiel porte le nom de Soro Guillaume…
2 - Le Courrier d'Abidjan, Le Nouveau réveil, Nord-Sud, 24 Heures, par exemple.
3 -Nous venons d'apprendre que Akissi Dodo, une obscure danseuse et une demi analphabète (je la connais), vient d'être nommée, PCA de la Sicogi ! C'est la preuve, vraiment désolante, que les refondateurs n'ont pas de cadres pour diriger la Côte d'Ivoire. On comprend pourquoi leur chef se livre tant, à l'achat de consciences, en appâtant les cadres des autres partis, avec de l'argent. 4 - La Sorbonne ne date pas, à vrai dire, de l'avènement des Refondateurs au pouvoir ; mais c'est sous leur règne que cet espace a pris un statut officiel de lieu de prestation oratoire des ''Patriotes''. 5 - La formulation, une inspiration de Niangoran Porquet, connut fortune dans le milieu estudiantin et intellectuel au cours des années 1980.  

22/10/2007 Pseudoscientific Bigotry in France

 

Published: October 21, 2007

Immigration issues bring out the worst instincts in politicians who should know better. Congress showed that earlier this year. Now it is the turn of France’s Parliament. It is moving toward final approval of an ugly new law that would introduce DNA testing as a potential basis for excluding prospective immigrants hoping to reunify with family members already living in France.

DNA testing can be a useful tool in establishing criminal guilt or innocence. But it has no rightful place in immigration law. Modern French families, like modern American families, are constituted on many bases besides bloodlines and genetics. This is something most French politicians and voters should be aware of.

They should also be aware of the cautionary lessons of modern French history. Under the Nazi occupiers and their Vichy collaborators, pseudoscientific notions of pure descent were introduced into French law with tragic consequences.

The DNA provision, proposed by a member of Parliament close to President Nicolas Sarkozy, has been angrily denounced by the center-left opposition, principled members of the center-right majority and a member of Mr. Sarkozy’s cabinet. As a result, the legislation has been hedged with some cautionary language, but not enough. Meanwhile, Mr. Sarkozy, who could have intervened to stop this bill at any point, and still can, has not, and is not very likely to.

Though himself the son of a Hungarian immigrant, Mr. Sarkozy has made his political name with harsh criticism of more recent immigrants, especially North African Arabs. His pandering on this issue helped win him votes that used to go to far-right extremists like the perennial presidential candidate Jean-Marie Le Pen.

Immigrant bashing is an effective vote-getter. Unfortunately, it leads to bad laws, bad policies and needless human suffering for the individuals and families it targets and exploits. Mr. Sarkozy wants to be seen as a statesman. He should act like one.


11/10/2007 Claquons la porte !

 la chasse au mouton noir

Pourquoi l’être africain ne couperait-il pas enfin le lien et le cordon ombilical factice en refusant d’aliéner davantage son temps et sa vie sur terre à des causes injustes et perdues d’avances.

Nul ne peut continuellement vivre pour autrui.

Nul ne peut continuellement être un dernier de la classe.

Nul ne peut continuellement être la risée du monde et des autres.

Nul ne peut toujours être celui qui tend la main.

Nul ne peut être celui qui doit boire sa honte jusqu’à la lie et être continuellement l’objet des propos mal contenus des dignitaires racistes d’Europe et d’Occident.

Nul ne peut être toujours le seul soumis aux lois honteuses, chosifiantes et maladroites d’hommes politiques occidentaux en perte de vitesse face à des pressions internes, des pressions inhérentes à leur propre communauté.

Nul ne peut toujours être le prétexte de l‘autre pour justifier ses propres échecs, les failles de sociétés qui ont du mal à se renouveler en profondeur.  

Et si tous les noirs décidaient de claquer enfin la porte à l’Occident, je suis prêt à parier et à relever en cela n’importe quel défi, que l’Occident ne se porterait pas mieux demain qu’aujourd’hui.

Koffi-Yao

extrait de mon roman "Voyage en son for intérieur"