15/12/2007 vitrine d'ivoire
"Il est 16 H à Abidjan, ce vendredi 10 novembre 2006. « Enfin chez moi ! » se dit-elle. Angéla Soliman, vient de débarquer à l’aéroport d’Abidjan. Un sentiment de joie indicible l’animait, elle n’en revenait pas elle-même de se voir, marchant le long du tarmac de l’aérogare Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Elle était enfin là ! présente ! Combien de fois n’avait-elle pas rêvé de ce moment ? De ce moment présent prolongé, renvoyant subitement dans le rêve où font suite d’autres rêves multiples, d’autres rêves mort-nés qui donnent à cette réalité même un caractère spécial. Est-ce encore le rêve ? Est-ce encore une autre facette de l’être rêvant qui à tout moment fini par se réveiller, souvent aux meilleurs moments du rêves ; les moments ou tout homme se dit « putain ! Il ne fallait pas me réveiller là, je faisais un si bon et doux rêve ». Ces moments où on aimerait écrire « prière de na pas réveiller ».
extrait du roman : "un été à Babi" de Koffi-Yao







Notes
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