11/10/2007 Claquons la porte !
Pourquoi l’être africain ne couperait-il pas enfin le lien et le cordon ombilical factice en refusant d’aliéner davantage son temps et sa vie sur terre à des causes injustes et perdues d’avances.
Nul ne peut continuellement vivre pour autrui.
Nul ne peut continuellement être un dernier de la classe.
Nul ne peut continuellement être la risée du monde et des autres.
Nul ne peut toujours être celui qui tend la main.
Nul ne peut être celui qui doit boire sa honte jusqu’à la lie et être continuellement l’objet des propos mal contenus des dignitaires racistes d’Europe et d’Occident.
Nul ne peut être toujours le seul soumis aux lois honteuses, chosifiantes et maladroites d’hommes politiques occidentaux en perte de vitesse face à des pressions internes, des pressions inhérentes à leur propre communauté.
Nul ne peut toujours être le prétexte de l‘autre pour justifier ses propres échecs, les failles de sociétés qui ont du mal à se renouveler en profondeur.
Et si tous les noirs décidaient de claquer enfin la porte à l’Occident, je suis prêt à parier et à relever en cela n’importe quel défi, que l’Occident ne se porterait pas mieux demain qu’aujourd’hui.
Koffi-Yao
extrait de mon roman "Voyage en son for intérieur"





