11/10/2007 Claquons la porte !

 la chasse au mouton noir

Pourquoi l’être africain ne couperait-il pas enfin le lien et le cordon ombilical factice en refusant d’aliéner davantage son temps et sa vie sur terre à des causes injustes et perdues d’avances.

Nul ne peut continuellement vivre pour autrui.

Nul ne peut continuellement être un dernier de la classe.

Nul ne peut continuellement être la risée du monde et des autres.

Nul ne peut toujours être celui qui tend la main.

Nul ne peut être celui qui doit boire sa honte jusqu’à la lie et être continuellement l’objet des propos mal contenus des dignitaires racistes d’Europe et d’Occident.

Nul ne peut être toujours le seul soumis aux lois honteuses, chosifiantes et maladroites d’hommes politiques occidentaux en perte de vitesse face à des pressions internes, des pressions inhérentes à leur propre communauté.

Nul ne peut toujours être le prétexte de l‘autre pour justifier ses propres échecs, les failles de sociétés qui ont du mal à se renouveler en profondeur.  

Et si tous les noirs décidaient de claquer enfin la porte à l’Occident, je suis prêt à parier et à relever en cela n’importe quel défi, que l’Occident ne se porterait pas mieux demain qu’aujourd’hui.

Koffi-Yao

extrait de mon roman "Voyage en son for intérieur"


25/9/2006 Tout le monde est prêt pour le dernier kata !




les autorités françaises sont prêtes !
les autorités d'Abidjan sont prêtes !
les jeunes patriotes sont prêts !
la population ivoirienne est prête !
la communauté internationale est prête !
Gbagbo Laurent est prêt !
Soro guillaume est prêt !
Allassane Ouattara est prêt !
Henri Konan Bédié est prêt !
le Pdci est prêt !
le Fpi est prêt !
le Rdr est prêt !
le PIt est prêt !
le MFa est prêt !
l'Udci est prête !
le MPIGO est prêt !
le Mpci est prêt !
le MJP est prêt !
les supplétifs libériens sont prêts !
les supplétifs maliens sont prêts !
les supplétifs guinéens sont prêts !
les mercenaires angolais sont prêts !
les mercenaires sud africains sont prêts !
les mercenaires français sont prêts !
tout le monde est prêt !
les FDS sont prêtes !
les rebelles sont prêts
les militaires français sont prêts !
l'Onuci est prête !
le RHDP est prêt !
la société civile est prête !
les organisations des droits de l'homme sont prêtes !
les chaînes de télé étrangères sont prêtes !
les radio sont prêtes !
les journalistes sont prêts !
les intellectuels sont prêts !
le bété sont prêts !
les baoulé sont prêts !
les dioula sont prêts !
les yacouba sont prêts !
les mossis sont prêts !
les guéré sont prêts !
les futurs morts sont prêts !

il ne reste plus que le top départ.
qui vivra verra.


02/3/2006 Rendez-vous manqué !



Samedi soir vingt heure
Avions-nous souhaité nous rencontrer
Mais avant, vendredi soir
À l’heure ou chacun respire
D’une semaine difficile au matin
des énormes courses qui ne finissent pas
avions-nous remis tout
Pensant que le lendemain
pourrait-être meilleur que la veille
Mais voilà que le temps joue une mélodie
Qui n’est pas tout à fait ce que nous souhaitions
En accord avec nos calculs, nos préférences
Où se voir, comment se voir et que faire
Trop d’hésitations ruinent notre désir profond
nous fatiguent et font douter nos espérances
Et pourtant à nos âges dévions-nous être plus sûr
De ce que nous faisons, hélas non !
Et c’est bien dommage
C’est la faiblesse des cœurs qui s’ignorent
La douleur peut être des maux encore vifs
Des écorchures pas tout à fait refermées
Sommes pas des magiciens pour savoir, au fond
ce que cachent le regard, le sourire gêné de l’autre
Nous ne pouvons être responsables
De la vie antérieurs de nos amis
Nous ne sommes là que maintenant
À la limite de notre innocence et de notre virginité.
le rendez-vous est manqué, il en sera ainsi
parce que nos âmes depuis le début
Ne sont encore parvenu a se comprendre
À se parler, à communiquer avec sincérité.
nos âmes ne sont pas libres





13/11/2005 Demain

Demain
dès laube
je partirai
à l'heure

blanchira
la campagne...

Victor Hugo

22/9/2005 Nouvelle poïésis



Ainsi vieux complice, toi aussi !
Viens tu de quel univers,
Que chantent les princes des nuées ?
Échassiers du futur sans échelles
Une quête infini !
les maîtres n’y sont plus,
As tu vu le gardien du temple ?

Complice d’un autre temps !
Ton siècle brûle
les braises si vives d’Isis
Passe et vite, tout passe
La porte est étroite
Au pied de la montagne, as tu vu ?
Ici c’est encore l’enfer

la calvitie des morts vivants,
Visible de là-bas.
Et si fades sont leur miroir
Tant d’aveugles.
Parmi eux, j’ai trouvé un fou !
Bien plus éclairé !
Et La porte s’obstrue inexorablement

Ne chantons plus les morts, prince !
Sont-ils si sourds ?
Verdandi est sans issus
Élevons nos âmes de princes
Vers une nouvelle poïésis
La montagne fond
Car de glace, elle est.
Le feu si ardent
La toile blafarde.


KOFFI-YAO





06/6/2005 autour de la femme

la femme
les femmes
les hommes
les êtres vivants
les inconnues
les choses
la vie
les vies
la terre
les terres
c'est magique
c'est frustrant
c'est bizzare
c'est incompréhensible
mais c'est la vie
faut faire avec
toujours et toujours
repondre aux attentes
ou se braquer contre
contre quelqu'une
parfois on ne sait pas
on agit simplement
on agit comme ça
sur un coup de tête
on est pris
on est sollicité
on est bousculé
on est forcé
faut comprendre
que le choix n'est pas notre
à chaque fois
car souvent on décide
c'est vrai
mais parfois on suit les décisions
d'une autre femme
même si on aime toujours
mais on fait en sorte
de vivre pleinement
la relation qui commence
pour donner une chance
pour ne pas perdre
pour ne plus perdre
le temps
et tout
c'est très dur de décider
de choisir
mais c'est ça d'être homme
et de vivre
autour
et tournoyer
autour
de la femme
même si on a
pas que ça à faire
on aime ça
on adore ça
sinon c'est fade.
c'est mort
et laid
mais quand
on est femme
autant qu'on est homme
on peut comprendre cela
ce que j'avais à dire
en passant vite par là
un message à qui comprend
que les choses peuvent
changer
l'idée et le souvenir doivent rester vivaces
dans les coeurs
dans nos coeurs et nos esprits.

20/5/2005 Chien-errant





Car je n'ai pas apprécié, on ne peut tous tout accepter
Ce que tu m'as dit dans ton dernier Courier
Je trouve injurieuse la manière
Dont tu penses nos relations. Chimère !
finalement de tenir à me revoir, c’est gonflé
Je rigole, après ce que de toi, tu as montré.
Nous avons tous un code de vie, une fierté personnelle
modeste mais tenace, une foi réelle

Ai-je parlé de ton petit « confort douillet »,
Ai-je prétendu que c’était dangereux, « intello-coquet »
Par ailleurs peux-tu jamais être prête
À vivre véritablement une histoire intense
Histoire forte qui écorche ce confort là, à l’être,
Histoire qui donne du vivre, un autre sens.
Sache donc que Je ne saurais être un "baiseur"
Charmeur de nuit que sais-je d‘autre, un brise-coeur

Et je sais de cela, je suis contre.
Préférant partager des valeurs, avec l’être qui se montre
ouvert et généreux... sur tout , que d’annexe
Parfois, l’absolument tout à la folie, que des …exes.
Ce qui ne semble pas être notre aventure.
Que sais-tu toi, d’une amitié qui dure
je préfère que tu continues tes leurres
Comme tu le fais si bien d'ailleurs

De vivre ta "petite vie " de "voyageuse",
"Globe trotteuse" "globe mangeuse"
Qui correspond finalement moins à moi
En tout cas au contraire de toi.
Ce qui correspond moins à ma vision des mondes
Au contraire de ce que tu perçois dans tes rondes
Dans tes pérégrinations dans les cultures d’outre-fallaises
et c'est bien dommage que tu sois resté aussi "française"

Française ! Dans l'âme et le corps ce n‘est pas une injure.
C’est une vérité qui vous pénètre la chaire, qui est dure !
Quand on le dit,
Comme d’être traité de nègre.
Mais seulement quand on le dit,
Et quand on est un nègre.
Quand on estime vouloir de quelqu'un un jour, c’est encourageant
Qu’on étiquette la "liberté" un autre jour, est vexant .

Au point où, il fait regretter finalement une once de seconde
Passé avec l‘être qu‘on prenait pour sa joconde.
L'erreur est humaine, nous nous sommes trompés,
Mais pas trop. Sommes pas très surpris, de nos sociétés !
mais nous n’avions pas de temps à perdre.
Nos listes sont longues, la queue, bien rangé en ordre.
Ne pas répondre et oublier est parfois meilleur
À peine troublé votre quotidien, et votre douce-langueur



Koffi-Yao




































































































20/5/2005 Maman



La fleur que j’adore
La fleur qui m’endort
La fleur que je cueille dans mon jardin,
La fleur avec son doux parfum
La fleur que j’aime pour sa couleur viollette
La fleur qui me rend coquette
La fleur que mon cœur réclame
La fleur qui veut mon âme
La fleur qui est belle
La fleur qui se rebelle
La fleur que mes pensées désirent
La fleur de tout mes plaisirs
La fleur que les enfants adorent
La fleur qui n’a pas de remord
C’est ton sourire maman
C’est ton sourire charmant
Qui me fait tant de joie
La joie qui sort de moi
Lorsque je te vois

Sandra G
Mon élève de 5e à sa chère mère.



20/5/2005 Effet de Chanvre



J’écoute le chant de l’arc en ciel
À l’heure des matins pleureurs
J’entends la voix des dernières ficelles
De pluies qui annoncent la fin des fureurs

Et quand les roses ouvrent leur pétales
Elles sentent déjà la présence des épines
Sauf les abeilles malignes
Savent qu’il n’y a pas de mâles

Toujours s’achemine les couleurs
Qui font se dédire le temps
Instant qui se barre en chantant
Celui qui voit approcher son malheur.

Et le souffre du vent
gronde derrière un paravent
On croit apercevoir le défunte foudre
Qui à du fil à retordre


Koffi-Yao

20/5/2005 Effet de Chanvre



J’écoute le chant de l’arc en ciel
À l’heure des matins pleureurs
J’entends la voix des dernières ficelles
De pluies qui annoncent la fin des fureurs

Et quand les roses ouvrent leur pétales
Elles sentent déjà la présence des épines
Sauf les abeilles malignes
Savent qu’il n’y a pas de mâles

Toujours s’achemine les couleurs
Qui font se dédire le temps
Instant qui se barre en chantant
Celui qui voit approcher son malheur.

Et le souffre du vent
gronde derrière un paravent
On croit apercevoir le défunte foudre
Qui à du fil à retordre


Koffi-Yao

Notes  1 - 10 /31